29 juin 2007

MRE/législatives : Choc des maux et soif des urnes


L’opération Transit 2007 sera d’un goût amer cette année. Les « Marocains d’ailleurs » seront les spectateurs impuissants de la précampagne et de la campagne électorale. En effet, pour pouvoir voter lors des prochaines législatives, un Marocain résidant à l’étranger (MRE) doit se déplacer au Maroc. Encore faut-il qu’il ait effectué auparavant son inscription sur les listes électorales. Pour pouvoir se porter candidat, il devrait s’établir au Maroc plusieurs mois avant le scrutin, pour remplir les conditions exigées par la loi électorale. C’est dire que la communauté des « Marocains du monde » sera purement et simplement absente du rendez-vous démocratique du 7 septembre prochain.

Pendant ce temps-là, le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) s’attèle à faire émerger le Conseil supérieur pour la communauté marocaine à l’étranger (CSCME). Bel imbroglio politique, juridique et institutionnel.

L’apport économique et même social des MRE n’est plus à prouver, il constitue aujourd’hui un puissant amortisseur social pour l’ensemble des régions marocaines.

Ce n’est point l’intérêt qui fit défaut aux dizaines d’ONG marocaines établies à l’étranger qui firent le déplacement à Rabat au début du mois courant dans le cadre de la commission du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) chargée d’organiser le débat autour de la question du Conseil supérieur pour la communauté marocaine à l’Etranger (CSCME). La représentativité des MRE n’est plus un souci pour chacun d’eux. Elle est devenue une angoisse insoutenable. Quel niveau de représentativité ? Le CSCME ? La chambre basse ? La chambre haute ? Tous ces niveaux à la fois ? Le CSCME serait-il une compensation à la perte du droit de vote et d’éligibilité des MRE ? Fut-il « supérieur », ce Conseil constitue-t-il le premier pas vers une véritable représentativité démocratique ou seulement un cadre formel sans envergure institutionnelle et politique tangible ?

Plus d’une cinquantaine d’ONG s’est unanimement accordée sur des interrogations et des réflexions portant sur la véritable valeur démocratique du CSCME. Ces ONG, présentes sur le terrain dans les pays d’accueil, durent signer un document reflétant leurs interrogations et leurs réflexions.

Ainsi, pour elles, « l’exercice des droits civiques des MRE est tout d’abord une question d’égalité devant la citoyenneté. Ceci implique, ont-elles précisé, la participation de l’ensemble des citoyens, y compris ceux de l’étranger. Malheureusement, ajoute-t-elles, même si la Constitution marocaine dans son article 8 stipule que : « L’homme et la femme jouissent de droits politiques égaux et que sont électeurs tous les citoyens majeurs des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques », les MRE doivent encore se déplacer au Maroc le jour du scrutin. Par conséquent, ils ne voteront pas. Il en est de même pour se porter candidat, car ils doivent rentrer au Maroc quelques mois avant le scrutin afin de remplir les conditions nécessaires à cet effet ».

Pour que le CSCME soit une institution efficiente, il doit, selon les signataires, « être composé de membres élus dans une mixité et une diversité intergénérationnelle par les MRE, sachant qu’ils seront appelés à les représenter au moins dans l’une ou l’autre chambre. Quant au volet d’opérationnalité, le Conseil devra, selon les signataires, se doter de structures décentralisées permanentes dans les pays d’accueil, afin d’assurer la continuité des liens avec les Marocains de l’étranger. De plus, à titre consultatif, il devra s´exprimer sur tout projet de loi ou de règlement ayant trait aux MRE et collaborer à l’élaboration des politiques publiques en la matière. Ainsi, le Conseil constituera un atout pour le processus de modernisation et de démocratisation du pays ». Abdelhamid El Jamri, membre du Comité d’experts, nommé par le CCDH, tente d’avancer quelques esquisses de réponses aux interrogations exprimées par les MRE. Il a récemment déclaré  : « L’objectif du Conseil Supérieur des Marocains du monde (CSCME) n’est pas de remplacer l’administration marocaine. Selon moi, son rôle sera politique. De plus, il aura certainement la charge d’être consulté sur un certain nombre de sujets qui concernent la migration marocaine et il sera une force de propositions quant à la vie des institutions publiques ».

Crédibilité et opérationnalité

Quelles missions pour Le CSCME alors ? « Il ne sera ni un ministère ni une fondation. Ce sera un Conseil qui représentera et défendra les intérêts des marocains de l’étranger par une participation à la gouvernance publique. Ses membres viendront majoritairement d’ailleurs et apporteront beaucoup de richesses, notamment, celles des bonnes pratiques de la démocratie, de la rigueur et du bon sens. Ils sauront faire les propositions idoines, notamment pour un meilleur fonctionnement de l’administration marocaine qui sera bénéfique pour tous les citoyens marocains. Les marocains de l’étranger veulent être considérés comme tous les marocains avec l’ambition affichée de tirer les pratiques vers le haut ». Certes, mais tout cela ne répond pas à la question de savoir comment le CSCME pourra investir la synergie représentative et, par conséquent, démocratique ?

Irons-nous, par exemple, vers le modèle français du « Conseil supérieur des Français de l’étranger » d’où émanent les sénateurs qui représentent la diaspora de ce pays ? Il semble que la classe politique elle-même s’est engouffrée dans une démarche pour le moins frileuse. Une démarche qualifiée de « progressive ». Le sempiternel « spécialiste de l’immigration » Belguendouz n’hésite pas à y voir une sorte de contournement de la volonté royale : « La formule démarche progressive », est celle employée par le Ministère de l’Intérieur et les partis de la majorité gouvernementale. On la trouve dans leur communiqué commun du 16 juin 2006, sanctionnant le dialogue sur le projet de révision du code électoral, qui allait être soumis au Parlement. L’accord s’est fait pour que, lors des prochaines élections législatives, les Marocains résidants à l’étranger ne puissent voter et être candidats que s’ils sont au Maroc et non pas dans les pays de séjour, à travers la création de circonscriptions électorales législatives de l’étranger, comme annoncé dans le discours Royal du 6 novembre 2005 » Quid alors du rendez-vous du 7 septembre ?

« Officiellement, Il ne s’agit que d’un report justifié par la nécessité d’avoir une période provisoire de préparation des conditions matérielles et juridiques requises. La discussion ultérieure et les « arguments » avancés, ici et là, montrent en fait qu’il s’agit d’une véritable annulation et de la remise en cause d’un acquis solennellement annoncé par le Roi. « Les tentatives de justification avancées par le gouvernement et sa majorité ne sont que des alibis ». Belguendouze n’hésite pas non plus à pointer la « paresse bureaucratique » qui a abouti à la situation alambiquée actuelle : « Dire que l’on n’a pas eu le temps de se préparer est inexact. Déjà en 2002, sous le Gouvernement de l’alternance consensuelle dirigé par Abderrahmane Youssoufi, cela avait été invoqué. Ce qui est en cause, c’est la paresse bureaucratique, le manque d’organisation et d’anticipation. Sinon, comment expliquer qu’en cette période même, l’émigration algérienne est appelée pour la troisième fois, à élire huit députés dans des circonscriptions à l’étranger, pour siéger dans la première chambre du Parlement algérien ? Cet exemple à lui seul, montre par ailleurs la non-consistance d’une autre raison invoquée, à savoir que les pays de séjour interdisent ce genre de vote chez eux... »

Respecter la volonté royale

En vérité, nous sommes appelés à examiner la meilleure façon d’intégrer au plus vite les MRE dans le paysage institutionnel marocain tel que le conçoit la constitution. Qu’est-ce qui empêche que l’on réaménage la loi électorale pour introduire des circonscriptions à l’étranger ? Qu’est-ce qui interdit d’y organiser des élections trois mois après le rendez-vous législatif intérieur  ? Rejeter les MRE jusqu’en 2012 n’est ni régulier ni moral, d’autant que le discours royal du 6 novembre 2005 est explicite à cet égard : « Quant à la deuxième décision, qui découle, d’ailleurs, de la première, elle porte sur la nécessité de créer des circonscriptions législatives électorales à l’étranger, afin de permettre à nos citoyens de l’étranger de choisir leurs députés dans la première Chambre du Parlement. Il est à noter, à cet égard, qu’ils jouissent, sur un pied d’égalité, des droits politiques et civils que confère la loi à tous les Marocains, dont celui d’être électeurs et éligibles dans le pays. (…) Nous donnons, à cette fin, instruction au gouvernement pour prendre les mesures nécessaires à la mise en oeuvre de ces trois décisions, lors de la révision de la législation électorale ».
Le Roi ne pouvait être plus clair. Il a donné ses instructions. Celles-ci ont-elles été respectées lors de l’élaboration de la loi électorale ? Chacun peut constater que ce ne fut point le cas. La conscience du Souverain de l’importance stratégique de la contribution des MRE à l’effort de développement, de modernisation et de démocratisation de la nation, doit donc être élargie à l’ensemble des acteurs politiques du Royaume. Le poids de cette contribution va crescendo depuis plusieurs années. Les transferts des MRE se sont nettement accélérés au cours de ces dix dernières années, passant de 18 milliards de DH en 1997 à 48 milliards de DH en 2006, soit une progression annuelle moyenne de près de 10%. Entre 2001 et 2006, les transferts ont représenté 7,8% du PIB. Entre 1997 et 2005, ils ont couvert 59% du déficit commercial et ont constitué la première source de devises, devançant le tourisme, les investissements et prêts privés étrangers et les tirages de la dette publique.

Depuis 2003, les séjours des touristes MRE a dépassé ceux des étrangers. Il a fallu attendre 2006 pour que cette tendance soit inversée. Durant les trois mois de l’été, des secteurs tels que l’immobilier, le tourisme, les télécoms… sont fortement dopés par le séjour des MRE. L’apport économique et même social de ces derniers n’est plus à prouver. Il constitue aujourd’hui un puissant amortisseur social pour l’ensemble des régions marocaines.

Ce poids est doublé par le niveau de qualification et de formation de ces MRE qui constituent les 10% les plus performants de notre peuple. Au point que le Souverain vient d’ordonner la création de trois prix Mohammed VI pour les MRE. Le CCDH qui planche sur la formation du Conseil supérieur de la communauté marocaine à l’étranger (CSCME) a été missionné par le Roi lui-même.

Puissent son président, Ahmed Herzenni, et ses collègues, sauver la face des politiques qui ont fait avorter le vote de nos compatriotes du monde dans leurs pays d’accueil !

2,7 millions de MRE attendus cet été

Le Maroc se prépare, en collaboration avec l’Espagne, à assurer l’accueil de 2,7 millions de ses ressortissants résidant à l’étranger, qui passeront leurs vacances d’été dans le pays. Le nombre des Marocains de l’étranger qui passeront les vacances d’été au pays devrait augmenter de 6% par rapport à 2006 et atteindrait 2,7 millions de personnes. Ces chiffres englobent les étrangers d’origine marocaine qui ne perdent pas leur nationalité, selon la loi marocaine. Un comité maroco-espagnol s’était déjà réuni le 10 mai, pour coordonner les actions des autorités des deux pays durant le transit des estivants marocains, dont la plupart traversent le territoire espagnol. L’effectif consulaire du Royaume a été renforcé dans les principaux points et axes de transit en Espagne comme Algesiras, Almeria ou Barcelone.

Au Maroc, une cellule de veille chargée d’assurer le suivi du transit, du 15 juin au 15 septembre, a été mise sur pied. Des aires de repos ont été aménagées et des mesures ont été prises pour faciliter les procédures accompagnant les voyages. Le nombre des Marocains de l’étranger inscrits auprès de consulats est estimé à environ trois millions, alors que des statistiques manquent pour les Marocains en situation irrégulière dans les pays d’accueil. En 2006, leurs transferts d’argent vers le Maroc se sont élevés à 4,34 milliards d’euros, chiffre en progression de 17,2% par rapport à 2005.

Un attachement très fort au pays

Le Haut commissariat du plan (HCP) que préside Ahmed Lahlimi vient de publier les résultats d’une enquête qui fait ressortir l’idée centrale de l’attachement des MRE au Royaume. A contrario, l’intégration des Marocains résidant à l’étranger dans les pays d’accueil s’avère très faible. C’est le constat principal d’une enquête effectuée par le HCP auprès d’un échantillon de 2.832 chefs de ménage d’émigrés marocains, en vue de mieux connaître leurs conditions d’insertion dans les pays de résidence. Cette situation s’explique par bon nombre de données. La plus importante est relative à l’emploi occupé, qui ne correspond pas du tout à la formation de 42,4 % des MRE. On note également un exercice des métiers faiblement qualifiés. 71% des MRE actifs sont concentrés dans des professions à faible qualification. Seuls 7,5% exercent des professions libérales ou sont des cadres supérieurs.

On peut appréhender aussi cette faible intégration par le mariage mixte qui ne représente que 8,5 %. En outre, 11 % seulement ne vivent pas avec leur conjoint dans les pays d’accueil. L’acquisition de la nationalité demeure également faible. 1/3 seulement des enquêtés, a acquis la nationalité du pays d’accueil. La participation à la vie politique est une autre donnée qui appuie le constat de l’enquête et montre que la population des MRE est faiblement intégrée dans l’environnement où elle vit. En effet, parmi les chefs de ménage enquêtés ayant le droit, 30 % déclarent qu’ils se sont inscrits sur les listes électorales. En raison de leur insatisfaction des conditions de vie dans les pays hôtes, 14,7 % expriment la volonté de revenir dans le pays d’origine. Les intentions de la migration de retour sont, selon l’enquête, plus prononcées parmi ceux ayant atteint l’âge de la fin des études supérieures, soit 65,7 % et aussi parmi ceux qui sont au début de la retraite (70 %).

Le Haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, explique qu’il existe un fort attachement des MRE à leur pays avec cependant des rapports qui se distendent dans la catégorie des nouvelles générations. Ce sont en effet les MRE chefs de ménage, ayant suivi leurs études à l’étranger, qui sont relativement moins intéressés (44%) par la migration de retour, en comparaison avec ceux qui ont été scolarisés au Maroc. La propension à investir au Maroc est plus élevée parmi les anciens que parmi les nouveaux immigrés : 91 % pour ceux qui ont émigré avant 1960 et 13 % pour ceux qui ont émigré au cours des années 2000. Les résultats de l’enquête sont d’une plus haute importance, car ils constitueront la base pour l’analyse de profil sociodémographique de cette catégorie de population, de sa mobilité géographique et de son insertion socio-économique et socioculturelle dans les pays d’accueil.

Gazette du Maroc - Abdessamad Mouhieddine

20 juin 2007

Journée mondiale des réfugiés

20 Juin 2001- 20 Juin 2007

Le monde entier célébré le 6 éme Anniversaire de la Journée mondiale du Réfugié. Le Collectif des Réfugiés au Maroc saisi de cette occasion pour lancer ce message. Car cette journée revêt une importance particulière pour nous.
Nous n’avons pas quitté nos pays à la recherche d’une vie nouvelle, nous n’avons pas choisi de quitter nos territoires, nous avons fui uniquement les persécutions ! Parmi les réfugiés se trouvent des enfants déplacés, victimes de guerres et de conflits qui ne sont pas les leurs.
Un grand nombre de personnes confond souvent les expressions « droit d’asile » et « immigration ».
Le Royaume du Maroc a ratifié la convention de Genève de 1951 relatives aux réfugiés et a de ce fait l’obligation de protéger les réfugiés reconnus se trouvant sur son territoire.
Cette convention de Genève est de plus en plus remise en cause par ceux qui estiment qu’elle est trop « généreuse » à l’égard des demandeurs d’asile.
L’Europe est loin d’être la partie du monde la plus « envahie » par les demandeurs d’asile. Au contraire, ce sont les pays les plus pauvres, principalement sur le continent africain, qui en accueillent le plus au risque de déstabiliser les équilibres régionaux.

Les réfugiés ne sont ni des mendiants ni des paresseux. Ils ont des compétences professionnelles, qui ne sont toutefois pas reconnues par le Royaume du Maroc qui leur nie toute opportunité.
Les Réfugiés au Maroc ont tout essayé pour faire valoir leurs droits, mais aucun de leur effort n’a pu aboutir. Certes, la loi 02-03 relative à l’entrée et au séjour des étrangers sur le territoire marocain stipule qu’une femme enceinte ne doit pas être reconduite à la frontière et que les détenteurs du statut de demandeur d’asile ou de réfugié ne doivent pas être reconduit à la frontière, Malheureusement les autorités de la police marocaine violent cette lois en refoulant les réfugiés voir même les femmes et leurs enfants plus grave au désert de la frontière Algero Marocaine.
Face à ces manquements aux Droits fondamentaux, la communauté internationale ferme les yeux. Les dispositions juridiques élémentaires établissant le droit d'asile dans la Convention de Genève sont devenues pour ses signataires une charge insupportable. Nous regrettons que certains Etats occidentaux estiment aujourd'hui la Convention de Genève dépassée et réclament sa révision.
Nous appelons urgemment le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Genève, le gouvernement marocain, les responsables politiques européens (U.E) et la Société civile aux niveaux national et international, à regarder en face cette situation dramatique et à prendre en compte toutes ces réalités. Il est nécessaire d’essayer de régler les problèmes des réfugiés afin qu’ils sortent de la clandestinité. Nous, Réfugiés reconnus par la représentation du HCR au Maroc, n’avons droit ni à la carte de séjour, ni au permis de travail, ni à la liberté de circulation, ni à une assistance, qui sont nécessaires afin de reconstruire nos vies dans ce pays d’asile. Car nos droits en tant que réfugiés sont bafoués d’une part par les autorités du Royaume chérifien et d’autre part par le bureau du HCR/Rabat qui n’est pas à même de remplir sa mission de protection en servant les intérêts de l’union Européenne, tout en nous considérant comme des Clandestins à la recherche d’une vie meilleur or si nous avons choisi le Maroc parce qu’il y a la stabilité politique qui règne en son sein. Hélas !!! Nous sommes bel et bien ignorés de la communauté internationale.
Toutefois, nous sommes conscients qu’il sera difficile de nous intégrer à la société et de démarrer une vie nouvelle au sein du Royaume du Maroc.
Nous sommes reconnaissants pour l’aide et l’amitié que nous témoignent les militants et les associations caritatives oeuvrant au Maroc. Cependant, malgré ces aides, nous avons des difficultés à nous nourrir, à payer nos loyers, à nous soigner… En bref, nous voudrions nous prendre en charge plutôt que de défiler dans les différentes associations présentes au Maroc, dont les aides ne peuvent de toute façon pas répondre aux besoins réels de notre vie quotidienne. Nous voulons devenir autosuffisant.
Nous souhaitons que cette journée du 20 juin soit non pas une journée de réjouissance mais une journée d'action et de réflexion, en vue de réclamer le respect total de la Convention de Genève de 1951 relative aux réfugiés.
Aujourd'hui, des hommes et des femmes en détresse, toutes nationalités confondues, attendent une décision politique et humaine de votre part. Avec eux tous nous en appelons à votre conscience d'élus.
Nous rendons un vibrant hommage à tous les réfugiés et demandeurs d’asile qui ont perdu leurs vies au Maroc qui est notre terre d’exil.
Pourquoi vous nous détester ? Ne pouvons-nous vivre dans l'amour, la compassion et la solidarité ? Inspirez-vous de la Convention de Genève et rendez ce monde vivable. Nous pouvons faire le bonheur des Hommes. Vous pouvez faire reculer nos souffrances, partout. Vous pouvez construire une chaîne de l'amour et non de la haine et assurer la survie de l'espèce humaine (Réfugiés).
Nous espérons que ce message interpelle votre conscience pour prendre en compte nos revendications étant que des réfugiés reconnus par la convention de Genève.
Que Dieu Vous bénisse.

Pour le Collectif des Réfugiés au Maroc

Jean Pierre Kalemo Paulin Kuanzambi Marcel Amiyeto
Le Président le Vice - Président le Porte Parole.

17 juin 2007

Exclusif : Cooptations secrètes pour le Conseil Supérieur des Marocains du monde



Alors que les travaux du Comité d’experts, mandaté par le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH), se poursuivent avec le souci de remettre dans les temps, à la fois le bilan de leurs consultations des Marocains du monde et celui de formuler des recommandations au chef de l’Etat, il semblerait que tout ne soit pas aussi simple pour ces «experts».

En effet, des bruits de couloir font état de «contacts» pris par ces experts avec certains dirigeants de partis politiques, essentiellement ceux qui sont au gouvernement Jettou, à savoir l’Istiqlal, l’USFP, le RNI, MP et le PPS, afin de tâter, de prendre la température et surtout éviter un «clash». Quel clash»? Il semblerait que l’on se dirige vers un mode de scrutin assez particulier, mais surtout à l’opposé de celui qui avait été évoqué lors de l’annonce de la création d’un Conseil supérieur des Marocains du monde (le 5 novembre 2006), et la tenue d’élections démocratiques pour assurer une représentation juste et équitable. Histoire de donner l’exemple et de permettre aux heureux élus de jouir d’une légitimité populaire.

Ainsi, nos amis «experts» se seraient sentis dans l’obligation de «sonder» les partis en présence afin que ces derniers leurs remettent une liste de noms (qui serait en complément des noms fournis par les antennes consulaires et autres opérateurs…oeuvrant en faveur de la communauté marocaine résidant à l’étranger) dans la perspective de nominations sous la forme de…cooptations. Dès lors, on comprend mieux le silence des responsables politiques.

Que faut-il penser de ce virage à 180 degrés? La notion de consensus généralisé et de compromis «maquillé» de l’environnement, n’obéissant pas obligatoirement à la défense de l’intérêt général? La difficulté exprimée par les experts quant à l’utilisation de la voie démocratique pour l’élection des membres de la diaspora marocaine? La mise en place délicate (et périlleuse) d’une structure tampon dont la mission serait de rédiger la liste des «nominés» à Sa Majesté? La pression des ONG, ou de pseudo ONG ? Faut-il rappeler, une fois de plus, que la cosmétique a ses propres limites. Que les citoyens dont l’apprentissage de la démocratie est une réalité ne pourront pas «avaler cette couleuvre». Que le risque de décevoir les nouvelles générations est bien réel et que les conséquences d’un tel scénario impacterait également les générations en herbe.

Pour l’heure, une certitude, le ciel bleu de la capitale est menacé par des nuages gris et noirâtres, chargés de mauvais présages. Alors que le temps ne joue pas en la faveur des artisans du rapport final, il n’en reste pas moins que ce facteur ne peut justifier une telle démarche, qui plus est sous l’égide et le couvert d’une instance dite indépendante comme le CCDH. Les citoyens, d’ici et d’ailleurs, sont en droit d’attendre une autre attitude de la part de ceux qui sont censés servir l’intérêt général et œuvrer pour le plus grand nombre. Quel serait l’impact d’une déception massive des Marocains du monde à l’égard du CCDH ? Les «tous les mêmes !» et «tous pourris !» auront un écho…mondial !

Le Chef de l’Etat n’a-t-il pas fait appel au CCDH, à la grande surprise de nombreux observateurs avertis, car il jugeait bon qu’il était le seul à pouvoir fournir un travail sérieux, honnête et constructif de la diaspora établie à l’étranger? Qu’en serait-il si la situation tourne au vinaigre ? Autre certitude, ils ne sont pas les seuls responsables de ce trouble ambiant. Des Hommes invisibles, mais bigrement efficaces, tentent de mettre sur pied un plan B, au cas où… Pourquoi? Tout simplement pour faire passer la pilule. Qui prendra le «risque» d’assumer (un sport méconnu) la démarche anti-démocratique adoptée? Des cooptations injustes et instrumentalisées? Va y avoir du sport! Qui a dit que l’été sera…chaud ?
Rachid Hallaouy
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14 juin 2007

الطفل «أحمد ياسين» ممنوع من دخول أميركا



الرباط- العلم
ذكر بيان لمجلس العلاقات الإسلامية الأمريكية »كير « صدر أول أمس الثلاثاء أنه تقدم بطلب إلى مسؤولي الهجرة الأمريكية لشرح أسباب منع طفل عمره 3 سنوات أبوه أميركي من أصل مغربي وأمه مغربية تحمل تأشيرة إقامة دائمة، من دخول الولايات المتحدة على مدى السنتين الماضيتين وذكر البيان أن أعضاء المجلس يشتبهون في أن يكون سبب المنع على أساس أن الطفل يحمل اسما مشابها لمؤسس حركة حماس "أحمد ياسين" الذي اغتالته إسرائيل ووصل والد الطفل الذي يقيم في مقاطعة "فولس جرج" بولاية فرجينا إلى الولايات المتحدة من المغرب سنة 1997 بعد فوزه بيانصيب الهجرة الأمريكية، وأصبح مواطنا في العام 2005، فيما تم منح زوجته تأشيرة الإقامة الدائمة في العام 2006 وتم إيقاف أوراق سفر الطفل الذي يقيم مع إحدى خالاته في المغرب طيلة العامين الماضيين منذ تلك الفترة مما حدا بمسؤولي »كير« إلى المطالبة بأن يسارع مسؤولو الهجرة الأمريكية بلم شمل الأسرة وشرح أسباب المنع ونوه المجلس في بيانه إلى أنه رصد عددا من الحالات لكثير من المسلمين يقولون إنهم يواجهون المشكلة نفسها بسبب الأسماء التي يحملونها وكانت سفارة الولايات المتحدة في البحرين نفت أول أمس في ردها على ما نشرته الصحافة البحرينية من منع من يحملون اسم "محمد" من الحصول على تأشيرات دخول، مؤكدة أن تلك التأشيرات تصدر إذا تطابقت جميع الشروط التي يجب أن تنطبق على مقدم الطلب ويعيش الأمريكيون في خوف دائم من مغبة وقوع هجمات إرهابية جديدة في عقر دارهم . وما زالوا يعيشون صدمة هجمات الحادي عشر من سبتمبر عام 2001 والتي كانت السبب الرئيسي في تحول كبير في تعامل الولايات المتحدة مع العرب والمسلمين بصفة خاصة، بصرف النظر عن جوازات السفر التي يأتون بها إلى الأراضي الأمريكية. وبينما يتجنب مثقفون عرب ومسلمون السفر إلى الولايات المتحدة خوفا من تعرضهم للاضطهاد عند وصول مطاراتها، شكت صحيفة ألمانية متخصصة بشؤون الاقتصاد من تعرض رجال أعمال ألمان وبعضهم من أصل عربي إلى مضايقات عند الوصول إلى المطارات الأمريكية وقالت الصحيفة: في بلد الإمكانيات اللامحدودة أصبحت الحرية تصغر والأمن يكبر، وحينما يتعرض رجال الأعمال إلى مضايقات، فإن بعضهم ينتهي في السجن

13 juin 2007

اليازغي يستقبل وفدا عن المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان، للتباحث حول موضوع الهجرة وإنشاء المجلس الأعلى للهجرة














مكتب الرباط


قال محمد اليازغي الكاتب الاول للاتحاد الاشتراكي، إن الكشف عن الحقيقة في قضية المهدي بن بركة، هو الذي سيجعل المصالحة فعلية، وأضاف، عند استقباله أمس الأول لوفد عن المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان برئاسة أمين المجلس، أن ملف المهدي بن بركة، من أبرز الملفات الحقوقية التي مازالت عالقة• ومن جهته أوضح السيد الهيبة الأمين العام للمجلس، أن الاستمرار في العمل وتنفيذ توصيات هيئة الإنصاف والمصالحة، والانكباب على الملفات العالقة وفي مقدمتها ملف المهدي بنبركة أفضل تكريم للراحل إدريس بنزكري، الرئيس السابق للمجلس الاستشاري لحقوق الإنسان الذي وافاه الأجل الأسبوع الماضي• وفي هذا السياق أشار الهيبة الى أنه بحلول الذكرى الأربعينية، سيتوفر عدد من ضحايا الانتهاكات الجسيمة على بطاقة التأمين الصحي، وذلك وفق اتفاقية تم إبرامها مع صندوق الاحتياط لفائدة الضحايا وذوي الحقوق

وتأتي زيارة الوفد للكاتب الاول، في إطار الاستشارات التي يقوم بها المجلس الاستشاري لحقوق الانسان في إطار التحضير لمشروع المجلس الأعلى للهجرة، والذي كان جلالة الملك قد أعلن عن إنشائه• وأوضح الأمين العام للمجلس أنه في إطار المشاورات والإعداد لتأسيس المجلس الأعلى للهجرة، تم تنظيم ندوات ولقاءات مع المهاجرين المغاربة في عدد من دول الاستقبال، وهي لقاءات تمت بشكل شفاف وديمقراطي، وكان الهدف منها الاستماع للمهاجرين المغاربة حول آرائهم بخصوص السياسة العمومية في مجال الهجرة، والوقوف عند أفق انتظاراتهم في ما يتعلق بموضوع الهجرة• ومن جهته اعتبر محمد اليازغي الكاتب الأول لحزب الاتحاد الاشتراكي ـ الذي كان مرفوقا بعدد من أعضاء المكتب السياسي ـ ان الاتحاد كانت له منذ تأسيسه علاقات مع المهاجرين المغاربة في الخارج، خاصة على المستوى التنظيمي، على صعيد قطاعات متعددة كالقطاع الطلابي، وقطاع التجار والعمال• وانتقد تجربة التمثيلية البرلمانية للمهاجرين في السابق، ملاحظا ان تلك التجربة عرفت تعثرات، بسبب ضعف الوسائل والإمكانات والمبادرات التي كان من شأنها أن تساعد النواب على تنفيذ مهامهم، كما أن شروطا موضوعية حالت دون نجاح تلك التجربة كموقف بعض دول الاستقبال• ولذلك لم تضمن لهذه التجربة أسباب النجاح• وأضاف اليازغي ان الاتحاد كان من بين الأوائل الذين طالبوا بإنشاء المجلس الأعلى للهجرة•• ولاحظ أن الهجرة اتسعت، ذلك أن المهاجرين أصبحوا يشكلون النخبة في عدد من مؤسسات دول الاستقبال، بل بدأ أبناء المهاجرين يتحملون مسؤوليات سياسية، محلية ووطنية في دول المهجر، وهذا معطى ينبغي مراعاته في المستقبل• كما انتقد الكاتب الاول سياسة الوداديات التي كان يغلب عليها الهاجس الامني، وفي الاخير أكد اليازغي ان قيادة الاتحاد ستتدارس الموضوع وستعمل على إعداد مذكرة توجهها للمجلس الاستشاري لاحقا

12 juin 2007

حزب الحركة الشعبية: الطريقة الأمثل لتركيبة المجلس الأعلى للهجرة هي المزج بين الانتخاب والتعيين لضمان الشرعية





















الحركة - 08/06/2007

الرباط - فاطمة ماحدة
أكد الناطق الرسمي باسم حزب الحركة الشعبية، الأخ سعيد أمسكان، أن الأسلوب المقترح لتشكيل المجلس الأعلى للمغاربة المقيمين بالخارج هو المزج بين التعيين والانتخابات من أجل تحقيق مبدأي الديمقراطية والشفافية.وأوضح الأخ أمسكان على هامش اللقاء التشاوري الذي جمع بين حزب الحركة الشعبية ووفد عن المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان أول من أمس بمقر الرئاسة، أن إحداث مجلس أعلى للجالية المغربية في الخارج، برئاسة جلالة الملك محمد السادس أداة ناجعة و مبادرة ديمقراطية وشفافة، تكفل للمهاجرين كل ضمانات المصداقية، والنجاعة والتمثيلية الحقة، خاصة وأن الجالية المغربية تمثل 10 في المائة من ساكنة المغرب.واعتبر الأخ سعيد أمسكان في تصريح ل"الحركة" أن التكليف الملكي للمجلس الاستشاري لحقوق الإنسان لإبداء رأي استشاري حول إنشاء المجلس الأعلى للجالية المغربية اختيار صائب لكون أنها مؤسسة تمتاز بالحياد والنزاهة.وذكر الناطق الرسمي باسم حزب الحركة الشعبية أن تجربة سنة 1984 كانت فاشلة، لأنه من العبث أن يمثل نائبا برلمانيا في نفس الوقت الجالية المتواجدة بأمريكا الجنوبية أو بآسيا على سبيل المثال.وقال الأخ أمسكان أن الحزب يرى بأن المجلس يجب أن يكون فضاءا تناقش فيه جميع القضايا التي تهم الجالية المغربية سواء داخل أرض الوطن أو خارجه، وبأن يشكل قوة اقتراحية وليست باستشارية فقط.وخلص الأخ أمسكان أن مسألة إنشاء مجلس أعلى للجالية المغربية أمر معقد، ويستدعي التفكير مليا في الطريقة الأمثل لضبط آاليات الديمقراطية والنجاعة والكفاءة والتمثيلية التي حددها صاحب الجلالة في خطابه السامي يوم 6 نوفمبر من سنة 2006 مشيرا الى أنه لا يجب أن نستخف بالموضوع، لأن الجالية المغربية تتكون من مختلف الشرائح الموجودة داخل المجتمع

Una mujer aborta en una patera que viajaba hacia las islas Canarias


AGENCIAS - Madrid - 11/06/2007
Una inmigrante embarazada de tres o cuatro meses abortó el sábado por la tarde en una patera en la que viajaban otros 35 subsaharianos, en aguas próximas a las islas Canarias, según fuentes de la Cruz Roja. La mujer perdió durante la travesía al bebé, y el feto fue arrojado al mar antes de que la embarcación fuese interceptada a tres millas del puerto de Gran Tarajal. Nada más llegar a la costa, la mujer fue trasladada con una fuerte hemorragia vaginal al centro de salud de la localidad, y posteriormente ingresada en el hospital de Gran Canaria, en el que permanece.
Los 36 inmigrantes fueron localizados por un avión de Salvamento Marítimo y la embarcación Salvamar Mizar, después de que uno de los ocupantes de la patera alertara a los servicios de emergencia a través de un teléfono móvil. Fue Salvamar Mizar la que trasladó a los subsaharianos hasta el muelle del Gran Tarajal, hasta donde llegaron aproximadamente a las seis de la tarde, mientras que una embarcación de la Cruz Roja remolcó a la patera hasta el citado puerto.
Otra patera arribó el sábado por la noche a la playa del Cabrón, en el municipio grancanario de Agüimes, con 15 inmigrantes de origen magrebí. Siete de ellos, seis menores y un adulto, fueron trasladados a las dependencias de extranjería de la Policía Nacional en Telde. El resto se dio a la fuga.
Además, un cayuco con 139 inmigrantes llegó ayer al puerto de Santa Cruz de Tenerife remolcado por una embarcación de Salvamento Marítimo, que lo había localizado a unas 30 millas del litoral, a la altura del municipio de Güímar. Todos los inmigrantes, varones africanos, están en aparente buen estado de salud. Entre los ocupantes hay nueve menores, informó el delegado del Gobierno en Canarias, José Segura, que presenció el desembarco en el puerto

La Belgique condamne les déclarations anti-marocaines de Pierre Galand











Des hommes politiques belges ont fustigé les propos anti-marocains tenus récemment à Alger par le sénateur socialiste Pierre Galand. Dans des déclarations diffusées, samedi soir, par la chaîne de télévision 2M, Daniel Ducarme, président du mouvement réformateur international, s’est interrogé sur les raisons de soutenir la thèse des séparatistes, qualifiant les propos tenus à Alger par Pierre Galand d’erreur grave.

Les propos du sénateur belge ont été désavoués par des membres de sa propre formation politique, comme c’est le cas de Philippe Moureaux, grande figure du parti socialiste, Sénateur et Bourgmestre de la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean. Moureaux, qui est aussi professeur à l’Université Libre de Bruxelles a, par ailleurs, exprimé son soutien à la proposition de large autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Les déclarations anti-marocaines du sénateur belge ont également été dénoncées par plusieurs associations de citoyens belges d’origine marocaine.

Dans un communiqué rendu public à Bruxelles, ces associations ont souligné que les prises de position de Pierre Galand sont contraires à la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a salué les efforts sérieux et crédibles du Maroc dans la gestion du dossier du Sahara, lesquels efforts sont encouragés par la Belgique qui préside actuellement le Conseil de sécurité et par une classe politique Belge soucieuse de l’intérêt des populations. Ces associations ont aussi attiré l’attention du parti socialiste belge sur ces propos irresponsables, provocants et gratuitement anti-marocains qui sont condamnables politiquement et moralement.

09 juin 2007

2ème Forum national sur la Migration et le Développement régional


Le deuxième Forum national sur la Migration et le Développement régional a ouvert ses travaux, mercredi à Oujda, avec la participation d’une palette d’acteurs économiques, d’universitaires, de chercheurs et de personnes intéressées par les questions de la migration et du développement.

Ce forum de deux jours, initié par la Fondation Hassan II pour les marocains résidant à l’étranger, ambitionne de mettre en exergue le rôle des migrants dans le processus d’investissement et les potentialités dont regorgent les régions particulièrement l’Orientale. Il entend également promouvoir l’investissement des MRE dans leur région à travers la communication et la diffusion d’informations portant sur la stratégie de développement de la région et sur ses choix économiques d’avenir afin de leur assurer une meilleure visibilité et de meilleures conditions d’évaluation de leurs projets.

Le président délégué de la Fondation, Omar Azimane a mis l’accent sur l’importance du choix de la ville d’Oujda pour abriter ce 2ème forum. Cette région connaît aujourd’hui une bonne expérience de développement orientée non seulement pour le bien être des habitants locaux mais également pour l’ouverture de la région sur le Maghreb, l’Europe et l’Afrique.

Des institutions chargées de l’accueil, de la préparation d’un plan de développement au profit des investisseurs et du développement de la région orientale ont été mise en place. Les choix réalisés notamment dans les domaines du tourisme, de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire offrent aux investisseurs une vision claire sur la stratégie de développement de la région.

Mohamed Mbarki a pour sa part assuré que son Agence pour la promotion et le développement de l’Oriental accorde un soutien indéfectible aux acteurs économiques désireux d’investir dans la région qui regorge de potentialités multiples, rappelant que son département s’emploie à faire connaître ces potentialités à l’étranger, notamment dans les pays d’accueil des ressortissants marocains.

La décision gouvernementale de consacrer une importante enveloppe d’investissement à la région de l’oriental d’un montant de 30 milliards DH, permettra à la région de connaitre un véritable décollage économique et constituera une des locomotives du développement national du royaume.

Le 2ème Forum national sur la Migration et le Développement Régional, à l’instar de la première rencontre organisée en 2006 à Settat, s’inscrit dans le cadre de l’évolution de la réflexion internationale sur la région, sur la migration et le co-développement et dans le sillage de la Conférence Euro-africaine de Rabat et de l’Initiative Nationale pour leDéveloppement Humain.

En marge du Forum, une exposition de peinture regroupant plusieurs peintres marocains et espagnols est organisée sur le thème de la migration.

07 juin 2007

Ces secteurs qui profitent de l’arrivée des MRE


Immobilier, tourisme, commerce,biens de grande consommation et téléphonie mobile sont les principaux bénéficiaires de la manne MRE. Le chiffre d’affaires de certains petits métiers peut augmenter de 200 % par rapport à une période normale. On le sait, le retour des Marocains résidents à l’étranger dope l’économie et bien des entreprises calquent leur période de haute saison sur les trois mois estivaux. Mais certains secteurs en profitent plus que d’autres. Des métiers s’organisent en fonction du retour béni de ces compatriotes qui vivent onze mois sur douze à l’étranger.

De juin à fin août, ce sont plus de deux millions de Marocains qui s’ajoutent à la population nationale. Pour Nouzha Chekrouni, ministre déléguée chargée de la communauté marocaine résidente à l’étranger, « c’est une aubaine pour l’économie marocaine ».

La ministre, qui vient d’assister au Smap Immo 2007 qui s’est tenu le week-end dernier à Paris, cite justement en exemple les investissements immobiliers des MRE comme un indice de leur contribution directe à la dynamique économique, et ce en plus des transferts qui s’étalent tout au long de l’année. En effet, selon les chiffres de l’Office des changes, 83% des MRE (du moins parmi les actifs) investissent dans l’immobilier.

Des biens qui sont acquis, pour la plupart d’entre eux, durant les trois mois d’été. « Le retour des MRE est considéré comme une haute saison pour le secteur. Près de 30%de notre chiffre d’affaires se fait avec cette catégorie de la population durant les trois mois d’été », explique Abdelwahab Alami, promoteur immobilier casablancais. Et d’ajouter : « Nous ne pratiquons aucune hausse des prix. Mais ils demeurent des clients privilégiés parce qu’ils disposent d’importantes sommes d’argent ».

L’informel en profite particulièrement et il y a un risque permanent de pénurie de main-d’oeuvre. Mais il n’y a pas que les promoteurs qui en profitent. Les autres métiers de l’immobilier sont ainsi boostés par le retour des MRE. Ouvriers, peintres, plombiers, électriciens, menuisiers..., en moyenne leurs revenus doublent durant cette période. « Et en plus, on doit gérer un risque permanent de pénurie de main-d’oeuvre sur le marché », souligne Aziz Hammoudou, promoteur casablancais. Autant de petits métiers qui voient donc leur activité boostée par ce retour des MRE.

Ces derniers, près de trois millions en 2006, dont une grande majorité durant les trois mois d’été, augmentent également la cadence de la consommation, essentiellement des produits alimentaires de base, mais également des activités de loisirs et des dépenses culturelles. « Leur nombre représente tout de même 10%de la population marocaine mais avec un pouvoir d’achat beaucoup plus important », souligne pour sa part l’économiste Najib Akesbi qui relie la période estivale à la tenue de fêtes familiales.

« C’est à l’occasion de ces fêtes, mariages notamment, que la consommation croît. Poulet, viande, gâteaux, mais également caftans et produits artisanaux sont davantage consommés », fait-il remarquer. L’universitaire met également en relation l’attachement de cette tranche de la population à la famille. En effet, les transferts des MRE sont pour une part significative un vecteur de la solidarité familiale (26% du total des transferts). « Ceci permet au MRE d’offrir des vacances à sa famille, de lui payer des loisirs qu’elle ne peut pas se permettre en temps normal », explique M.Akesbi. Cet impact est variable, selon lui, en fonction des régions du Maroc.

« Dans des villes comme Nador, Berkane, Saïdia, Fkih Ben Saleh, localités qui constituent un véritable pourvoyeur d’émigrants, cette hausse de la consommation peut atteindre des taux de 150 à 200 %». Peut-on parler de l’émergence d’une classe moyenne durant ces trois mois d’été ? « On ne peut s’avancer à l’affirmer car il ne s’agit que d’un phénomène estival. Mais il demeure vrai que les transferts des MRE constituent,dans de nombreuses régions du Royaume, la principale source de revenus suite aux années de sécheresse et au taux de chômage élevé », explique cet économiste.

60% des arrivées entre juillet et août
Outre l’immobilier et les métiers informels, des secteurs entiers de l’économie en profitent également. C’est le cas du tourisme et de la téléphonie mobile. Durant les trois mois de l’été 2006, ce sont près de 1,3 million de cartes prépayées qui ont été vendues par les deux opérateurs. Si l’on sait qu’en juin 2006 le chiffre des abonnés prépayés était de l’ordre de 12,5 millions, on perçoit l’importance de cette clientèle. Téléboutiques et vendeurs de recharge en profitent également.

Mais ce sont incontestablement les différents métiers du tourisme qui bénéficient de l’aubaine MRE. 1,1 million à être revenus au pays en 1995, ils sont près de 3 millions à l’avoir visité en 2006. A partir de 2003, ils sont même devenus les premiers clients du tourisme au Maroc : 60%des arrivées sont comptabilisées en juillet et août. Il a fallu attendre l’année 2006 pour que le nombre d’étrangers dépasse celui de nos compatriotes. En outre, les MRE effectuent en moyenne un séjour plus long que celui des touristes étrangers, qui ne dépasse pas 6 jours.

Une véritable manne financière
Les transferts des MRE se sont nettement accélérés au cours de ces dix dernières années, passant de 18 milliards de DH en 1997 à 48 milliards de DH en 2006, soit une progression annuelle moyenne de 9,7%.

Entre 2001 et 2006, les transferts ont représenté 7,8% du PIB. Entre 1997 et 2005, ils ont en outre couvert 59% du déficit commercial et ont constitué la première source de devises, devançant le tourisme, les investissements et prêts privés étrangers et les tirages de la dette publique

La vie économique - Fadoua Ghannam

06 juin 2007

MRE : A quand un vrai débat sur l’exercice d’une citoyenneté double ?


La quatrième consultation de la diaspora marocaine s’est déroulée ce week-end à Rabat. Le thème du jour «Marocains du monde, appartenances et participation : l’enjeu de la citoyenneté», à donner lieu à des échanges, parfois vifs, à des débats, souvent virils et à un rassemblement large et divers de la diaspora.

Comme plateforme propice à l’exercice démocratique, le Comité d’experts proposait quatre tables rondes thématiques aux participants. Les thèmes étaient les suivants, la double nationalité et participation politique dans les pays de résidence, quelles modalités de participation au Maroc (Conseil, représentation politique,…), immigrés en Afrique et dans les pays arabes, marocains du monde et participation : modalités de la citoyenneté.En somme, jouir d’une double nationalité est-il compatible avec l’exercice de plusieurs citoyennetés ? Si pour certains, cette question ne doit pas se poser car «ipso facto, on est marocain à partir du moment où les parents sont d’origines marocaines et depuis peu, grâce à la transmission par la mère, pour les couples mixtes mariés par voie adoulaire», déclare un participant. Cependant, là n’est pas la problématique centrale ! En effet, revendiquez sa marocanité dans son pays dit de résidence n’est pas sans difficulté et souci.

Prenons deux exemples concrets et précis pour illustrer. Nous avons tous encore en mémoire l’assassinat du petit fils du célèbre peintre hollandais Vincent Van Gogh, survenu en Hollande, et son incidence dans les relations entre le Maroc et les Pays-bas. A cette époque, le gouvernement hollandais, sous la pression de la rue, interpellait le royaume chérifien sur la double nationalité et l’exercice de la citoyenneté. Selon l’exécutif hollandais, «les hollandais d’origine étrangère, et donc les marocains, doivent choisir entre l’identité hollandaise ou marocaine. En clair, soyez marocains ou hollandais, et non les deux à la fois». Le Maroc s’était alors défendu et on frôla même l’incident diplomatique. Depuis, les relations se sont apaisées mais rien ne dit que le torchon ne brûlera pas à nouveau. Un nouvel acte de violence, ou d’agressions intercommunautaires, pourrait relancer le débat.

Second cas de figure, l’Hexagone et les propos du leader du FN, l’intarissable Jean-marie Le Pen. En fin de semaine dernière, celui-ci décidait d’interpeller la ministre de la Justice de la Vème République Française, Rachida Dati, quant à son appartenance identitaire. «Madame Dati, êtes-vous française, marocaine ou algérienne ?». Du coup, la réponse de la Rachida Dati, par voix de son ministère, a été le silence. Dans cette «affaire», on peut quelque peu regretter le silence du parti UMP, et non celui de Rachida Dati tant la question est vide de sens, car elle appartient à une famille politique et au sein d’une structure familiale, on fait bloc lorsqu’un membre est «victime» d’une attaque, non ? En outre, un second niveau d’analyse s’impose. Pourquoi les français d’origine américaine ou autres ne sont pas interpellés ?

Est-il normal, logique et cohérent que ce débat n’ait pas figuré au programme de la consultation dédiée à l’exercice de la…double citoyenneté ? Les pays dits de résidences (alors que pour la 2, 3 et 4 ème génération, ceux sont les pays d’origine ?!) accepteront-ils que des personnes puissent exercer une citoyenneté double, assurer des mandats électifs dans deux pays différents ? A l’heure où les économies les plus développées verrouillent leurs frontières, protègent leurs Etats Nations, que les mécanismes institutionnels pour favoriser l’intégration des populations étrangères (et plus particulièrement Nord Africaine) ont montré leurs limites, l’instauration d’un Vrai débat sur le sujet ne s’impose-t-il pas ?

Une citoyenneté à deux visages où à deux vitesses ne sert pas l’intérêt général.

Rachid Hallaouy

04 juin 2007

أحمد حرزني رئيساً للمجلس الاستشاري لحقوق الإنسان في المغرب



الرباط - عبدالصمد بن شريف
عين العاهل المغربي الملك محمد السادس أحمد حرزني، المعتقل السياسي اليساري السابق رئيساً للمجلس الاستشاري لحقوق الإنسان، خلفا لرئيسه السابق الراحل إدريس بنزكري
وذكر بيان للديوان الملكي أنه خلال استقبال الملك للرئيس الجديد للمجلس بالقصر الملكي بفاس، جدد العاهل المغربي الإعراب عن عميق تأثره لرحيل بنزكري، مؤكداً أن خير عزاء في فقدانه هو مواصلة النضال الجماعي من أجل النهوض بحقوق الإنسان

23 mai 2007

1ère rencontre du Fincome à Casablanca


La première rencontre internationale des compétences marocaines à l’étranger, se tiendra les 25 et 26 mai à Casablanca, marquant ainsi le lancement du Fincome.
Cette rencontre rassemblera des hommes et des femmes de la diaspora marocaine, ainsi que des acteurs des secteurs privé et public. Elle vise à ouvrir un dialogue avec les intelligences nationales hors de frontières et déboucher sur un partenariat solide.
La stratégie du Fincome vise à impliquer de manière durable et efficace les compétences marocaines à l’étranger dans le processus de développement du Royaume.
Le Ficome consiste à faire appel aux différentes compétences et expertises de la diaspora marocaine pour accomplir des missions, depuis l’étranger ou sur place au Maroc, en appui ou dans le cadre des programmes et des plans opérationnels de développement de leur pays d’origine.
Cette manifestation de deux jours sera marquée par la tenue de plusieurs rencontres et ateliers de travail. Les 1.000 participants, dont 200 compétences marocaines résidant à l’étranger, tenteront de faire du programme Fincome l’outil de référence de la communauté marocaine à l’étranger et d’en concevoir le schéma de démarrage.

21 mai 2007

Condoléances


Condoléances a la famille de driss benzekri ainsi qu'à tout les militants et militantes des droits de l'homme
تعازينا الي عائلة المرحوم ادريس بن زكري والي كل مناضلات و مناضلي حقوق الانسان

18 mai 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

COMMUNIQUE DE PRESSE.


Réunis à Bruxelles ces 12 et 15 mai 2007, et suite à d’autres réunions qui ont eu lieu en Allemagne le 21 avril 2007, en Espagne le 10 mai 2007, les responsables et acteurs d’une multitude d’associations de Marocains en Europe, ont débattu sur la façon d’apporter leur contribution au débat et à la réflexion concernant la mise en place du futur CONSEIL SUPERIEUR DES CITOYENS MAROCAINS DE L’ETRANGER.

Cette rencontre qui a clôturé les concertations, a été l'occasion d'un débat riche et serein et d'un échange d'idées au sujet de l'approche, la vision et les objectifs du futur CONSEIL. Les nombreux intervenants ont été unanimes à réaffirmer leur attachement aux discours royaux des 6 novembre 2005 et 5 novembre 2006 octroyant à tous les CME l’exercice pleinement de leur citoyenneté dans leur pays d’origine. A cet effet, Ils ont exprimé leur vive préoccupation quant à la forme et au contenu des débats limités dans le nombre et dans l’espace menés par le CCDH et qui devraient permettre de dégager un éventail de propositions définissant les missions et les objectifs du CONSEIL.

L’ensemble des participants ont mis l’accent sur le fait qu’aucun document n’a été conçu en tant qu’outil de travail structurant le processus de consultation, afin de le rendre efficient, démocratique et transparent. Ils ont mis l’accent sur le fait que cet état de choses ne permettra aucunement au CCDH de disposer d’éléments nouveaux et multiples qui lui permettront de rédiger un rapport fiable susceptible d’installer un CONSEIL SUPERIEUR à la mesure des attentes de plus de trois millions de Citoyens Marocains de l’Etranger.

Un CONSEIL qui sera en mesure de définir les normes et les outils pour gérer démocratiquement la diversité et les multiples courants qui traversent la communauté des CME. Un CONSEIL dont le contenu est à même de contribuer à la promotion de la tolérance et de garantir la liberté culturelle et cultuelle des CME qui vivent et évoluent dans un environnement de plus en plus intolérant.

Les participants ont souligné également leurs inquiétudes face à la tournure que prennent certaines réunions qu’on comptabilise délibérément comme consultations et qui semblent être l’expression d’un certain courant politique et une tribune de règlement de comptes. Ils ont exprimé leur souci de voir qu’aucune de ces réunions ne s’est jusqu’à présent attaquée au fond du problème, en débattant notamment sur la nature de la mission du futur Conseil, l'identité de ses élus et de ses électeurs, etc.

Enfin, alors que le processus de consultations devrait se clôturer mai/juin 2007, l’ensemble des participants, soulignent que la démarche du CCDH est déjà une source d'inquiétude pour une quasi-majorité des acteurs de la communauté marocaine de l'étranger.

Bruxelles, le 15 mai 2007.

Ci-dessous les signataires :

Belgique :
CONGRESS-Belgique, ABEF(association bruxelloise d’entraide et de formations), AIDE (association interculturelle de dialogue et d’éducation) – sections : Bruxelles-ville, Anderlecht, Schaerbeek et Courtrai- Association Unem Euro-Marocaine, CCRME, Fondation des MRE, HIWAR vzw, CHABAB de Forest pour la Jeunesse, Citoyenneté Plus, les AMIS de TISSA, FEMMES parce que je le veux bien, Génération d’Or, Multiculturelle Européenne Génération, RADIO CHEKKAFI-Bruxelles, Messieurs HACHMAOUI mohamed et BELHALOUMI Abdelghani.

Allemagne :
AGB (Aktion Gemeinwesen und Beratung), VAF (Vereinigung der Arabischen Frauen), BAH (Bürger mit Ausländischer Herkunft), ADB (Antidiskriminierungsbüro), Forum der Jugendliche aus den maghreb -Forum des jeunes Maghrébins en Allemagne-, EUROMIGR (Centre Européen d’études et d’analyses sur la Migration), MKV (Marokkanische Kulturverein), VME (Vereinigung des Marokkanischen Emigranten in der BRS), FIZ ( Flucht –und Immigrationszentrum in Deutschland), AMV (Amazighverein in NRW), CONGRESS-Allemagne, Club International du Sport Aachen, Association contre le racisme et la xénophobie d’Aachen.

Espagne :
CONGRESS-Espagne.

حقـوق الإنسان

الإعــلان العـالمي لحقـوق الإنسان

المادة 1
يولد جميع الناس أحراراً متساوين في الكرامة والحقوق، وقد وهبوا عقلاً وضميراً وعليهم أن يعامل بعضهم بعضاً بروح الإخاء
المادة 2
لكل إنسان حق التمتع بكافة الحقوق والحريات الواردة في هذا الإعلان، دون أي تمييز، كالتمييز بسبب العنصر أو اللون أو الجنس أو اللغة أو الدين أو الرأي السياسي أو أي رأي آخر، أو الأصل الوطني أو الاجتماعي أو الثروة أو الميلاد أو أي وضع آخر، دون أية تفرقة بين الرجال والنساء. وفضلا عما تقدم فلن يكون هناك أي تمييز أساسه الوضع السياسي أو القانوني أو الدولي لبلد أو البقعة التي ينتمي إليها الفرد سواء كان هذا البلد أو تلك البقعة مستقلا أو تحت الوصاية أو غير متمتع بالحكم الذاتي أو كانت سيادته خاضعة لأي قيد من القيود
المادة 20
( 1 ) لكل شخص الحق في حرية الاشتراك في الجمعيات والجماعات السلمية
( 2 ) لا يجوز إرغام أحد على الانضمام إلى جمعية ما=======================================================

الدستور المغربي

تصديـــر
المملكة المغربية دولة إسلامية ذات سيادة كاملة، لغتها الرسمية هي اللغة العربية، وهي جزء من المغرب العربي الكبير
وبصفتها دولة إفريقية، فإنها تجعل من بين أهدافها تحقيق الوحدة الإفريقية
وإدراكا منها لضرورة إدراج عملها في إطار المنظمات الدولية، فإن المملكة المغربية، العضو العامل النشيط في هذه المنظمات، تتعهد بالتزام ما تقتضيه مواثيقها من مبادئ وحقوق وواجبات وتؤكد تشبثها بحقوق الإنسان كما هي متعارف عليها عالميا
كما تؤكد عزمها على مواصلة العمل للمحافظة على السلام والأمن في العالم

الفصل التاسع
يضمن الدستور لجميع المواطنين
حرية التجول وحرية الاستقرار بجميع أرجاء المملكة؛
حرية الرأي وحرية التعبير بجميع أشكاله وحرية الاجتماع؛
حرية تأسيس الجمعيات وحرية الانخراط في أية منظمة نقابية وسياسية حسب اختيارهم
ولا يمكن أن يوضع حد لممارسة هذه الحريات إلا بمقتضى القانون
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16 mai 2007

أين حقوق الإنسان؟




حينما "يحرك" الشباب هربا من "الحكرة



تحقق أغنية تتغنى بهجرة البلد وركوب البحر للخروج من الشعور بالدونية والاحتقار إقبالا كبيرا لدى الصغار والشباب. هل هي صدفة أن تلقى هذا الإقبال في زمن الأزمة والضياع الذي يعيشه الشباب؟ وهل هذه الأغنية ناجحة، لأن لحنها أم أداءها أم كلماتها تجد هوى في نفس المستمعين إليها؟ أهم كلمات الأغنية تتغنى ب"البابور" أي الباخرة أو السفينة، التي يرى فيها مؤلف الكلمات حبيبته أو معشوقته "مون آمور". ولنا أن نتخيل هنا شابا بقرب ميناء طنجة أو ميناء الدار البيضاء، يراقب البواخر التي ترسو على الميناء، ويرى فيها مخلّصته من واقع "الحكرة" الشعور بالاحتقار و"لاميزير" البؤس الذي يعيش فيه، ولا يجد مخرجا منه إلا بركوب السفينة التي عشقها من كثرة تعلقه بها، فهو يتخيل نفسه فوقها، يقطع البحر ليصل إلى شط الأمان والجزيرة الحلم هناك في الضفة الأخرى
وتستحضر كلمات هذه الأغنية عبارتين، الأولى غير ظاهرة للوهلة الأولى، وهي مرتبطة بدور "البابور" في نقل الشخص الموجود في وضعية مأساوية إلى الضفة الأخرى، وهي الهجرة السرية، أو "الحريك"، والعبارة الثانية بارزة في النص، وهي "محكور"، أي الإحساس بالاحتقار والدونية، والتخلص من هذا الإحساس لن يكون إلا بمغادرة هذا الوطن الذي يحرم الشاب من تحقيق ذاته، سواء بتوفير العمل، وما يتولد عنه من استقلال مالي، أو تسهيل لقائه بمحبوبته! فهناك تلازم بين "الحكرة" و"الحريك"، ف"الحكرة" تدفع الشخص المحتقر إلى البحث عن الخلاص في "الحريك"، أي حرق جميع ما يربطه بالوطن، من أوراق هوية وانتماء لهذا الوطن، بل وحتى المشاعر بالابتعاد عن الأهل والأحباب والأصدقاء، وتفضيل الغربة على هوان الوطن، والساهرين عليه! ونعود إلى كلمات هذه الأغنية، ونتساءل: هل هي تعبّر عن موجة أو موضة عابرة تنتهي مع ظهور موجة أو موضة جديدة؟ هل لكلماتها تأثير على الصغار والشباب الذين يحفظون كلماتها عن ظهر قلب، ويرددونها باستمتاع كبير؟ هل هذه الكلمات ترسم صورة لوضعية هذا الجيل، وتعبر عن وضعيته الصعبة: إحساسه بأن الأجيال السابقة عليه، لا تنصت لمشاكله الخاصة، وانشغالاته الحياتية، لذلك يرى المَخرج لمأزقه في "الحريك"، حتى لو كان فيه هلاكه؟َ! لأنه يفضل ركوب أهوال "الحريك" على العيش في ذل وهوان "الحكرة". وفي بحث لا ينتهي على دراهم معدودة، ليحقق أحلامه الصغيرة، لا يجدها عند الأب أو الأم أو الإخوة، لأن كل واحد مشغول بمشاكله، ولا يقوى على مساعدته ماديا، بل ويصطدم يوميا مع محيطه، الذي قد ينعته بجميع النعوت، التي تدل على تكاسله وتقاعسه و"برودة أكتافه"، وأنه ليس مثل "أسياده" الذين يحصّلون على قوت يومهم بأي طريقةَ! هذه الأغنية تعبّر عن مشاعر شرائح واسعة من الشباب، تعشق العيش في وطنها بكرامة، وحتى لو كانت في الظاهر تشيد "بالحريك"، وتمجّد الهروب من مواجهة واقع "الحكرة" و"لاميزير"، فإنها في العمق توجه رسائل إلى من يهمهم الأمر، بأن هذا الجيل يرفض العيش في وطن الهوان، وأن مكان الشباب هو وطنه، ومهامه هي تشييده، وليس تركه وهجرانه
محمد علي الحنشي alihanchi@hotmail.com

12 mai 2007

التجمع المغربي بأوروبا
نداء سطراسبورغ
يوم 5 ماي 2007

نحن موقعوا هذا النداء، الموحدون في اطار تنسيقية تجمع مغاربة أوروبا، نعتبر أنه من واجبنا كفاعلين جمعويين منبثقين من الهجرة المغربية، أن نأتي بمساهمتنا في النقاش و التفكير الملتزمين حول انشاء المجلس الأعلى للمغاربة القاطنين بالخارج مستقبلا
لهذا نسجل و ندعم مبادرة صاحب الجلالة الملك محمد السادس، التي أعطت آثار ايجابية خلقت ديناميكية في النقاش
لهذه الديناميكية اليوم الفضل في اظهار غنى و تعددية الحركة الجمعوية لدى الهجرة المغربية، و كذلك الكفاءات الشخصية لديهم، بالاضافة الى الاهتمام الذي يوليه المغاربة للوطن الأم
نسجل بارتياح أن هناك اقتراحات هامة و متكاملة بعضها جاءت مفصلة جدا، قدمت من طرف أبناء الوطن في اطار تجمعات أخرى و داخل جمعيات متعددة: أرضية ما بين القارات للمغاربة القاطنين بالخارج، الكونجرس، آموم، المناظرة، مبادرة –تجمع المغاربة باروبا 2007 ، جمعية طوبقال …بالاضافة الى مساهمات فردية متعددة

حق التصويت والمواطنة
نأخذ بعين الاعتبار العوامل القانونية ، و كل ما يتعلق بالجانب التقني و الاخلاقي، نظرا لتعارضها مع المشاركة المباشرة للمغاربة القاطنين بالخارج في الانتخابات التشريعية المغربية. نلاحظ فعلا بأن الهجرة المغربية تعرف تطورا مستمرا يصبوا الى مواطنة نشيطة في بلد الاستقبال، و هذا يشكل السبيل الذي لا محيد عنه من أجل انسجام كامل
و في هذا الصدد، نشجع أبناء وطننا، و خاصة مزدوجي الجنسية منهم، بأن يهتموا أكثر بالحياة الاجتماعية و السياسية في المجتمعات التي تحتضنهم، و ذلك من أجل انسجام اجتماعي أحسن، و من أجل التعرض للاجرءات التمييزية التي من شأنها استهداف أعضاء جاليتنا، الشيء الذي يجعلنا نلعب دورنا الكامل من أجل السلام الاجتماعي و الحوار ما بين الثقافات و الاديان
اذن، المغاربة القاطنون بالخارج، بما فيهم مزدوجي الجنسية، لا يزالون متشبثين بالوطن الأم. هذه الحقيقة تؤكدها عودة مغاربة المهجر بكثافة خلال العطلة الصيفية و مساهمتهم الفعالة قي الاقتصاد الوطني عبر التحويلات المهمة للعملة الصعبة زيادة على استثماراتهم المباشرة في قطاعات اقتصادية مختلفة بالمغرب
الشيء الواضح هو أن المجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج صيغة سليمة و مطابقة لحقيقة تطلعات الجالية المغربية بالمهجر ذات الرغبة المزدوجة: الحفاظ على الصلة مع الوطن الأم و المشاركة عبر مواطنة نشيطة داخل دول الاستقرار

فالمجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة لن ينجح في مهمته ما لم يستجب لبعض شروط الديمقراطية و التمثيلية في تركيبته و طرق اشتغاله
المجلس الاستشاري لحقوق الانسان و مهمة ابداء رأي استشاري حول المجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج
في خطاب 5 نونبر 2006، أوكل جلالة الملك الى المجلس الاستشاري لحقوق الانسان مهمة ابداء رأي استشاري بهدف احداث مجلس أعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج
لوحظ و بأسف أنه منذ الخطوات الأولى لفريق العمل المنظم من طرف المجلس الاستشاري لحقوق الانسان، و المكلف باستشارات حول المجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج، تعرض لانتقادات و قلق عبرت عنهما جمعيات من الهجرة المغربية
بالنسبة لنا، لا يمكن للمجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج أن يكون موقعا للتعبير عن تيار سياسي معين أو منبرا سياسيا من خلاله يعطي فيه البعض لأنفسهم حق الاقصاء ، باسم ماض أو اديلوجية أو تيار فكري معينين
نحن نعتبر كل مغربي في أرض الهجرة كمغربي كامل
لا بد أن يكون المجلس الاعلى للمغاربة القاطنين بالخارج ممثل للجالية المغربية بالمهجر في تعددها و اختلافها
بالنسبة لنا، من واجب هذا المجلس الأعلى أن يجمع المغاربة و يجعل الكفاءات و التجارب في خدمة الجميع. لا يمكن له أن يصبح المبرر لتصفية حسابات أو لممارسات للاقصاء، و الا ستضيع منه مصداقيته
بالنسبة لنا، لن ينجح هذا المجلس في مهمته الا اذا أخذ بعين الاعتبار في تركيبته تاريخ و حقيقة الهجرة المغربية، بما في ذلك الطلبة و الجمعيات الدينية التي أخذت على عاتقها تدبير شؤون الدين للجالية و دون أن ننسى الجالية اليهودية المغربية التي لا زالت متثبتة بمغربيتها
نوجه نداء الى صاحب الجلالة الملك محمد السادس، صاحب المبادرة، أن يسهر على أن يتعهد المجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج حين انشائه مستقبلا، باحترام التعددية و التنوع لدى الهجرة المغربية.

من أجل مجلس أعلى للجالية المغربية بالخارج مستقل و ديمقراطي

نريد أن تكون تركيبة المجلس الأعلى للجالية المغربية بالخارج مكونة في أغلبيتها من مغاربة المهجر
سبعين في المائة من أعضاء المجلس ينتخبون بالمقاطعات التابعة للقنصليات، وعدد الأعضاء لكل مقاطعة يحدد بالنسبة لعدد المغاربة المسجلين بالقنصليات
عدد المقاعد التي تخصص لكل بلد، تكون طبعا محددة بطريقة نسبية على حسب عدد المغاربة القاطنين هناك
و 30% الباقية تخصص لتعيين شخصيات مؤهلة و ممثلي مختلف الوزارات التي لها علاقة بقضية الجالية المغربية بالخارج
نريد مجلسا أعلى للهجرة يتمتع بالصراحة المطلوبة و حرية التعبير للدفاع على مغاربة المهجر بصرامة
مجلسا يتوفر على الشجاعة الكافية من أجل فضح و وضع حد للانحرافات الادارية، هنا و هناك، و التي يمشي ضحيتها مغاربة المهجر، خلال اجراءات لدى المصالح القنصلية، و مبالغات ادارية أو ضحية فساد خلال اجراءات متعلقة باستثمارات بالمغرب، الشئ الذي يؤدي الى حرمان المغاربة من تحويل كفاءات و خلق شغل
أخيرا، يمكن للأعضاء المنتخبين داخل المجلس الأعلى للجالية المغربية القاطنة بالخارج كناخبين كبار أن ينتخبوا ممثلين بالغرفة الثانية المغربية، و عددهم يحدد فيما بعد

سطراسبورغ، في 5 ماي 2007

07 mai 2007

L’Appel de Strasbourg

Collectif des marocains d’Europe

5 Mai 2007



Nous, les signataires de cet appel, réunis au sein de la Coordination du Collectif des Marocains d’Europe, considérons qu’il est de notre devoir, en tant qu’acteurs associatifs issus de l’immigration marocaine, d’apporter notre contribution au débat et à la réflexion engagés au sujet de la mise en place future, du Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger.

Nous souscrivons et soutenons cette initiative de sa Majesté le Roi Mohamed VI, qui a produit des effets positifs, créant ainsi une dynamique de débat.

Cette dynamique a le mérite, aujourd’hui, de démontrer la richesse et le pluralisme du mouvement associatif issu de l’immigration marocaine, mais aussi, les compétences individuelles et l’intérêt que portent les marocains à la Mère Patrie.

Nous notons avec satisfaction que des propositions intéressantes et complémentaires, dont certaines très détaillées, ont été avancées par nos compatriotes au sein d’autres collectifs et à des occasions diverses : Plateforme Intercontinentale des MRE, CONGRESS, AMOME, AL MONADARA, Initiative -CME 2007-, association TOUBKAL….ainsi que des contributions individuelles diverses.

Droit de vote et Citoyenneté :

Nous prenons acte des facteurs de droit, d’ordre technique et d’éthique, qui s’opposent à la participation directe des RME aux législatives marocaine. Nous constatons, d’ailleurs, que l’immigration marocaine est en évolution permanente vers une citoyenneté active dans les pays d’accueil, qui est la voie incontournable d’une intégration parfaite.

A ce sujet, nous incitons nos concitoyens, notamment les bi nationaux, à s’impliquer davantage dans la vie sociale et politique des sociétés d’accueil, pour une meilleure intégration sociale, pour s’opposer aux mesures de discriminations susceptibles de frapper les membres de notre communauté et pour jouer pleinement notre rôle en faveur de la paix sociale et en faveur du dialogue inter-culutrel et inter-religieux.

Cependant, les marocains de l’étranger, y compris les bi nationaux, demeurent attachés à la mère patrie. Cette réalité est confirmée par le retour massif des RME au Maroc, lors des grandes vacances, et ils participent d’une manière significative à l’économie nationale par le transfert important des devises mais aussi par les investissements directs dans les différents secteurs économiques du Maroc.

Le Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger, nous paraît une formule saine et adaptée à la réalité des aspirations des marocains de l’étranger, dans son double désir : de maintenir le lien avec la mère patrie, et s’impliquer dans une citoyenneté active au sein des sociétés d’accueil.

Cependant, le Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger, ne peut réussir dans sa mission que s’il répond à certaines exigences de démocratie et de représentativité, dans sa composition et dans son mode fonctionnement.


Le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme et la Mission de consultation sur le Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger :

Dans son discours du 5 novembre 2006, le Chef de l’Etat a annoncé la création du CSCME, et a confié préalablement une mission de consultation au CCDH.

Force est de constater que les premiers pas du groupe du CCDH, chargé des consultations pour le CSCME, ont fait l’objet de critiques et d’inquiétudes exprimées par de nombreuses associations issues de l’immigration marocaine.

Pour nous, le Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger, ne peut être l’expression d’un courant politique, il ne peut être une tribune politique à partir de laquelle les uns où les autres se donnent le droit d’exclure, au nom d’un passé ou au nom d’une idéologie ou d’un courant de pensée.

Nous considérons chaque Marocain sur une terre d’immigration comme un Marocain entier.

Le Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine de l’Etranger doit être représentatif de la communauté marocaine de l’étranger, dans son pluralisme et sa diversité :

Pour nous, le CSCME doit rassembler les marocains et conjuguer les compétences et les expériences au service de tous, il ne peut devenir le prétexte à des règlements de compte ou à des pratiques d’exclusion, sous peine de perdre sa crédibilité.

Pour nous, le CSCME ne peut réussir sa mission que s’il prend en compte dans sa composition l’histoire et la réalité de l’immigration marocaine, y compris les étudiants, y compris les associations cultuelles qui ont pris en charge volontairement la gestion du culte de la communauté, sans oublier les membres de la communauté juive marocaine qui restent attachés à leur marocanité.


Nous lançons un appel à Sa Majesté le Roi, Mohamed VI, à qui appartient l’initiative, afin de veiller à ce que ce futur Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger, respecte le pluralisme et la diversité de l’immigration marocaine.

Pour un CSME, Indépendant et Démocratique :

Nous voulons un CSCME dont la composition est issue majoritairement des Marocains de l’étranger, à 70% du conseil, dont les membres seront élus dans les circonscriptions consulaires, et le nombre pour chaque circonscription sera déterminé en fonction du nombre de marocains inscrits aux consulats. Les sièges à pourvoir par pays, seront bien entendu, définis proportionnellement au nombre de marocains résidents.
Les 30% restants seront réservés aux nominations des personnalités qualifiées et des représentants des différents Ministères ayant à traiter de la question de la communauté marocaine de l’étranger.

Nous voulons un CSCME, qui a la franchise requise et la liberté de ton afin de défendre les intérêts des RME sans concession.

Un CSCME qui aura l’audace de dénoncer et stopper les dérives administratives, d’ici et de là bas, dont sont victimes les RME, lors de leurs démarches aux services consulaires, et lorsqu’ils sont victimes des abus administratifs ou victimes d’escroquerie dans leurs démarches d’investissements au Maroc, privant ainsi, les Marocains de transfert de compétences et de création d’emploi.


Enfin, les membres élus au sein du CSCM pourront procéder à l’élection en tant que grands électeurs des représentants, dont le nombre restera à déterminer, au sein de la deuxième chambre parlementaire marocaine.


Strasbourg le 05 Mai 2007




03 mai 2007

بلاغ صحفي حول لقاء 5 ماي بستراسبورغ










ألا بأهل العزم تأتي العزائم

بفرح وإعتزازكبيرين نعلن للرأي العام الوطني والدولي إنعقاد لقاء ستراسبورغ لمغاربة أوربا تتويجا لنقاشاتهم
وحواراتهم التي إنطلقت منذ سنوات
نقاشات إنصبت حول وضعية المهاجر المغربي وتكثفت بعد الإعلان عن تأسيس المجلس الأعلى للمغاربة القاطنين بالخارج
لقاء اخترنا فيه الشفافية عوض الضبابية واخترنا الديمقراطية عوض الذاتيات الهجينة والعلاقات الشخصية التي أكل الدهر عليها وشرب

إخترنا التمثيلية ليعبر المجلس فعلا عن إنتظاراتنا ويستجيب لطموحاتنا ويكون بوابة نحو وطننا لا مجلسا على طريقة ستار أكاديمي
من أجل هذا نجتمع في ستراسبورغ يوم 5 ماي 2007 لكي يصل صوتنا عاليا إلى الجميع وأن تكون يدنا واحدة للدفاع

عن مصالح الجالية المغربية من خلال مؤسسة ديمقراطية كما نريدها

فمرحبا بكل المغاربة في أوربا يوم 5 ماي في ستراسبورغ فصوتنا صوت واحد وصفنا صف واحد وهدفنا هدف واحد هو المساهمة في بناء مغرب ديمقراطي حداثي ومتقدم
إذن جميعا من أجل مجلس أعلى للمغاربة القاطنين بالخارج شفاف، ديمقراطي وتمثيلي

تنسيقية اللقاء



في 1 ماي 2007


01 mai 2007

تحية إلى كل العاملات والعمال


لنجعل من يوم عيد العمال العالمي يوماً لإدانة سياسة الاستغلال للإنسان بالقمع، وإدانة الفساد العام ، واستغلال المواطن بشكل خاص
لنطالب في يوم العمال بديمقراطية مطلقة ومبرمجة ، ونطالب بسياسة واضحة ضد الصهيونية العالمية والاستعمار الأميركي وأعوانه

لنحيِّ في يوم العمال المقاومة العربية الشريفة في فلسطين ولبنان والعراق ،وفي كل أرجاء الوطن العربي، وليكن لكل منا موقف ؛ فالرجولة موقف والتزام

ولنتضامن في هذا اليوم مع حقوق المرأة العامل وحقوق المهاجرين ،ونحترم الرأي الآخر وعدم نهج سياسة الإقصاء

30 avril 2007

آخر ما كتبه أحمد فؤاد نجم


طاطي رأسك طاطي طــــاطي
أنت ف وطن ديمقراطـــــــي
أنت بتنـــعــــم بالحــــــــــرية
بس بشرط تكون مطاطــــــي
لما تكون شغــال بذمــــــــــة
خايف على مصــلحة الأمــة
شغلك يطلع من غير لازمــة
علشان مبيعلاش غير واطي
طاطي راسك طاطي طاطـــي
أنت ف وطن ديمـــــقراطي
لما حاميها يكون حراميــها
وبلاده ورا ضهره رامـيـها
طالع نازل واكل فيـــــــــها
مسنود بالبدلة الظباطــــي
طاطي راسك طاطي طاطـــي
أنت ف وطن ديمـــــقراطي
لما شــقاك يصــبح مش ليك
فقرك سد السكة علــــــــــيك
تتلفّت تلــــقى حـــوالـــــــيك
إما حرامي و إما عقــــاطي
طاطي راسك طاطي طاطــــي
أنت ف وطن ديمقراطـــــــي
لماتلاقي بـــــلاد الـدنـيـــــــا
فيها البني آدم حــــاجة تانية
وأنت في الطبقات الـــــــدنيا
قرد مسلسل أو وطواطــــي
طاطي راسك طاطي طاطـــي
أنت ف وطن ديمقراطــــــي
لما الجهلة يبــــــقوا أمــامــك
أو فوقك ماسكــين ف زمامك
ويسوقك ع الهــلكة إمامك
تشرب م السم السقـــــراطي
طاطي راسك طاطــــي طاطي
لمــــا الكلـــمة تكون بتدينـك
لمــــا الكلـــمة تكون بتدينـك
لما تخبي ف قلـــــــبك دينــك
لما الذل أشوفه ف عيـــــــنك
هات إحباطك على إحباطــــي
طاطي راسك طاطي طاطـــي
أنت ف وطن ديمقراطــــــي
أنت ف وطن ديمقراطـــــــي

29 avril 2007

مجلس أعلى للجالية المغربية
























من أجل إنشاء مجلس أعلى للجالية المغربية

يمثلهم ويكون متمتعا بالاستقلالية والتمثيلية والديمقراطية

27 avril 2007

مغاربة الخارج يوحدون الصفوف ضد إقصائهم السياسي



الثلاثاء 4/24/2007

الحسن السرات-الرباط

يسعى المغاربة المقيمون بالخارج لتنظيم صفوفهم من أجل الاحتجاج على تغييبهم عن الحياة السياسية في البلاد وتجاوز العراقيل التي تحول دون انخراطهم في تسيير الشأن العام وذلك رغم التعهد الملكي بإنشاء مجلس أعلى للمهاجرين المغاربة وإشراك مواطني المهجر بالانتخابات تصويتا وترشيحا.
وتستعد عدة جمعيات ومنظمات للمغاربة المقيمين بالخارج لتنظيم ملتقى في أقل من أسبوعين بهدف مناقشة سبل إنشاء مجلس يمثلهم ويكون متمتعا بالاستقلالية والتمثيلية والديمقراطية.
وأفاد بلاغ لـ"تجمع المغاربة بأوروبا" -وصلت الجزيرة نت نسخة منه- بأن هذا الملتقى الذي يحضره ناشطون وناشطات يمثلون كل بلدان أوروبا سيعقد يوم الخامس من مايو/أيار القادم بمدينة ستراسبورغ الفرنسية، مقر المحكمة الأوروبية لحقوق الإنسان.
واستدعى "تجمع المغاربة بأوروبا" عددا من الشخصيات والهيئات المغربية الرسمية لحضور الملتقى مثل وزيرة الدولة المكلفة بشؤون المهاجرين، نزهة الشقروني، والمجلس الاستشاري لحقوق الإنسان، ومؤسسة الحسن الثاني للمغاربة المقيمين بالخارج، ومؤسسة محمد الخامس للتضامن.
كما دعا التجمع منظمات مدنية تمثل الحقوقيين الناشطين بالمغرب وأوروبا، وممثلي الفرق البرلمانية المغربية. كما يتوقع أن يشارك في المنتدى وفد يمثل اليهود المغاربة المقيمين في أوروبا.
احتجاجوفي الوقت نفسه، تستعد جمعيات للمغاربة في المهجر لتنظيم وقفة احتجاجية أمام المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان بالرباط، بسبب إقصائهم من المشاركة في المناقشات الدائرة بشأن تشكيل المجلس الأعلى للمغاربة بالخارج.
وقال جمال ريان ممثل جمعية "أرضية مابين القارات للمغاربة القاطنين بالخارج" (هولندا)، "إن النقاش الذي يدور حاليا في أوساط الجالية المغربية هو عملية الإقصاء الممنهجة والمتبعة من طرف أصدقاء إدريس بنزكري (رئيس المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان) في المشاورات حول المجلس الأعلى للمغاربة بالخارج".
وأضاف أنه "يوميا تتواصل الاحتجاجات وهناك تهيؤ لوقفة احتجاجية للمغاربة القاطنين بالخارج أمام مقر المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان تعبيرا عن سخط أغلبية الجالية المغربية على إقصائهم من المشاورات وتعيين لجنة تقنية في سرية تامة أغلبية أعضائها من أصدقاء إدريس بنزكري".
"جمعيات للمغاربة في المهجر تستعد لتنظيم وقفة احتجاجية أمام المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان بالرباط، بسبب إقصائهم من المشاركة في المناقشات الدائرة حول تشكيل المجلس الأعلى للمغاربة بالخارج"تسجيل ممكن ويشار إلى أنه لا يمكن للمغاربة القاطنين بالخارج الترشح في الانتخابات البرلمانية إلا عام 2011 لأن الرباط أجلت مسألة تمثيل مغاربة الخارج بالمؤسسة التشريعية.
وكانت السفارة المغربية بلاهاي قد نظمت السبت 26 مارس/آذار الماضي، يوما إعلاميا خصص لتحسيس المغاربة المقيمين بهولاندا حول أساليب التسجيل في اللوائح الانتخابية.
وخلال هذا اللقاء قدم ممثل عن وزارة الشؤون الخارجية والتعاون عرضا حول الأساليب التقنية والوسائل التي تم اعتمادها لتمكين المغاربة المقيمين بالخارج من التسجيل في اللوائح الانتخابية، وذلك حتى يتمكنوا من التصويت بالمغرب خلال الانتخابات التشريعية التي ستنظم في السابع من سبتمبر/أيلول القادم.
وذكر بلاغ لسفارة المغرب بلاهاي بأن مدة التسجيل في اللوائح الانتخابية بالنسبة للمغاربة المقيمين بالخارج التي انطلقت في الرابع من الشهر الجاري ستتواصل إلى الرابع من مايو/أيار المقبل.
غير أن المغاربة المقيمين في هولندا نفوا لحد الساعة فتح أية لائحة انتخابية على صعيد السفارة والقنصليات المغربية بهولندا.
وتشير إحصائيات رسمية مغربية لعام 2004 أن عدد المغاربة المقيمين بالخارج بلغ حوالي ثلاثة ملايين، منهم مليون و113 ألفا و167 في فرنسا و423 ألفا و933 في إسبانيا و298 ألفا و949 في إيطاليا وثلاثمائة ألف و332 في هولندا.
جميع حقوق النشر محفوظة، الجزيرة
2007

06 avril 2007

INVITATION


Coordination du Collectif des marocains d’Europe
BOUSSIF 30 Rue de Ribeauvillé
67100 STRASBOURG

France (Jamal Boussif) : 00 33 6 66 99 42 97
Pays Bas (Jamal Ryane): 00 31 65 36 26 254
mremonde@voila.fr
plateforme.mre@gmail.com




INVITATION

A’ la rencontre/débat sur le thème
« Pour un CSCME Indépendant, Démocratique et Représentatif »



Mesdames, Messieurs,

Une rencontre/débat sur le thème « Pour un CSCME Indépendant, Démocratique et Représentatif »
Aura lieu le 05 MAI 2007 à STRASBOURG Capitale Européenne et qui abrite la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
La rencontre/débat se tiendra au :
FJT Salle polyvalente 24 rue Macon 67100 à STRASBOURG.
Elle est organisée par le collectif des Marocains d’Europe.
En présence des acteurs et actrices associatifs représentant tous les pays de d’Europe sont invités :
- La ministre Mme Nouzha Chekrouni chargée des MRE
- Le CCDH
- La Fondation Hassan II des ressortissants marocains a’ l’étranger
- La fondation Mohamed V de solidarite’
- Les représentants des ONG des droits de l’homme au Maroc et d’Europe
- Les représentants des partis politiques marocains
- Les représentants des groupes parlementaires de la première et la deuxième chambre du parlement marocain.
-
Une conférence de presse sera organisée dans le cadre de cette rencontre/débat.
Vous trouverez ci-joint le programme complet ainsi qu’un plan d’accès dans l’annexe.

Dans l’attente de vous accueillir nombreux, Nous vous prions, Mesdames, Messieurs, d’accepter nos meilleures salutations.

Au nom de la Coordination du Collectif


Benaissa Alyahiaoui - acteur associatif - Suisse
Jamal Boussif - acteur associatif - France
Bouchra Bergadi- actrice associatif - France
Souad Ben Salaeh- actrice associative - Pays-Bas
Hassan Chakir- acteur associatif - Italie
Mustapha Dahmouni- acteur associatif -Pays-Bas
Hassan El Jeffali- acteur associatif - Espagne
Nordin El Harti- acteur associatif - Italie
Hamid Hajjam- acteur associatif - Italie
Souad Kafi- actrice associative - France
Simon Bornstein - Fédération Mondiale du Judaïsme Marocain
Sami Kaspi- association des Juifs Marocains - Pays – Bas
Ahmed Mahou – acteur associatif - Belgique
Mohamed Nabil- acteur associatif - Allemagne
Saadoun Oussama- acteur associatif – Espagne
Hamid Oukassi
– acteur associatif - Belgique
Aziz Manar - acteur associatif - France
Jamal Ryane- acteur associatif - Pays-Bas

Envoyer votre confirmation a’ l’adresse suivant:
mremonde@voila.fr
plateforme.mre@gmail.com


Programme de la journée

I - Accueil et présentation

09.00: Accueil des participants et mot de la coordination
10 .00: Citoyen Marocain ETAT DES LIEUX
10.30 : Les mutations culturelles et sociales que connaît le migrant
11.00 : La participation politique : Quelle représentation et pour quelle fonction ?
11.30 : Le migrant marocain et l’Etat : quelle relation ?
12.00 : Débat sur les propositions et détermination des schémas des ateliers
13.00 : Déjeuner
14.00 : Conseil Supérieur indépendant, démocratique et représentatif
18.00 : l’Appel de Strasbourg et la réunion de clôture et lecture des rapports finaux

II - Les ateliers- Tables rondes

la femme et l’enfant
le migrant et le développement
la participation politique
la migration et la citoyenneté
l’intégration et la participation
la problématique de l’extrémisme religieux dans le pays d’accueil du migrant
les étudiants marocains a’ l’étranger
les retraités marocains résidents a’ l’étranger


III- Retour des tables rondes


IV - Une synthèse


V - Pot de la fraternité des CME

Soirée culturelle et musicale
Orchestra LAROUSSI