
30 avril 2008
23 avril 2008
Réforme de la compensation, les riches doivent-ils payer plus d’impôts ?

Tout le monde (ou presque) convient qu’il faut corriger le système de compensation tel qu’il fonctionne aujourd’hui, en raison notamment des énormes déperditions de ressources qu’il génère ; ces ressources n’atteignant que faiblement les populations auxquelles elles sont destinées. Tout le problème est cependant de savoir comment décliner cette correction (ou cette réforme) ! C’est l’objet des consultations en cours, mais, depuis longtemps déjà, un mot revient comme un leitmotiv : le ciblage.
Pour un usage efficace de la subvention, explique-t-on ici et là, il faudrait parvenir à en réduire le montant, de plus en plus élevé, tout en améliorant substantiellement les revenus des plus faibles. Ainsi présenté, l’objectif recherché ne souffre aucune contestation possible.
Récemment encore, des experts de la Banque mondiale ont présenté à Rabat les expériences de ciblage mises en place par l’Indonésie et le Mexique.
Le problème est que si, dans l’absolu, le ciblage de la subvention paraît à la fois une démarche équitable et efficace, sa mise en œuvre ne va pas de soi. La preuve, on en parle depuis une quinzaine d’années, mais on ne fait qu’en parler ! C’est que, dans la pratique, les difficultés sont nombreuses pour asseoir une telle réforme : comment définir les pauvres ? et à supposer que ceux-ci soient correctement identifiés, comment s’assurer que la subvention (ou l’aide monétaire directe) leur parvienne ? quels mécanismes de contrôle, et éventuellement de recours, mettre en place ? comment savoir si les pauvres sont toujours pauvres, ou ne le sont plus ? comment savoir si ceux qui étaient à la frontière de la pauvreté n’y ont pas basculé entre-temps ? Autant de questions auxquelles il n’est pas aisé de répondre !
Les pauvres mais aussi les vulnérables
Curieusement, aucune alternative au ciblage de la subvention n’a été présentée. Il existe pourtant un moyen d’obtenir à peu près le même résultat que celui attendu du ciblage de la subvention : le ciblage de l’impôt. Puisque l’on considère, à juste titre, que les riches profitent des subventions plus que les pauvres, il suffirait alors de demander à ces riches de restituer la subvention par l’impôt. Il ne faudrait pas y voir un impôt sur la fortune, comme cela se pratique dans certains pays, mais une simple restitution de la subvention, moyennant une imposition adéquate.
C’est que, dans les conditions actuelles, marquées par un renchérissement des prix des matières premières, le ciblage de la subvention au profit d’un nombre limité de bénéficiaires risque de déboucher sur des mécontentements en série au sein des couches vulnérables, celles qui ne font pas encore partie des 14 % de pauvres mais qui risquent de le devenir. Autrement dit, si l’Etat sait ce que lui coûtent les subventions, sait-il ce que risque de lui coûter la réforme ? Le contexte ne paraît pas particulièrement favorable ; la réforme aurait dû sans doute être menée au moment où les prix n’avaient encore atteint les niveaux d’aujourd’hui.
Mais comment récupérer la subvention, indûment consommée par les riches ? « En taxant plus fortement les revenus qui dépassent un certain seuil », suggère un syndicaliste. L’Union marocaine du travail (UMT) ne cache d’ailleurs pas qu’elle est favorable à la création d’une tranche de l’impôt sur le revenu (IR) qu’il faudrait taxer à 50 ou 60 % par exemple. « Est-il équitable que celui qui touche 500.000 DH par mois, ou 300.000 DH ou même 100.000 DH soit imposé au même niveau [42 %, NDLR] que celui qui perçoit 5000 DH par mois ? », s’interroge Miloudi Moukhariq, secrétaire national de l’UMT, qui considère par ailleurs qu’un salaire de 5000 DH par mois, dans les conditions d’aujourd’hui, ne permet même pas à son bénéficiaire de se réclamer de la classe moyenne.
Quid de l’exonération agricole ?
Du coup, la refonte de l’IR est présentée par beaucoup comme un des moyens qui permettraient d’introduire plus d’équité et d’efficacité dans le système fiscal. Outre le fait que les bas salaires sont fortement imposés et que les plus élevés le sont moins, l’impôt sur le revenu a perdu de sa signification même, puisqu’il se résume pour l’essentiel à un impôt sur les salaires. Alors qu’en théorie, son assiette est composée de cinq catégories de revenus (les revenus salariaux, professionnels, agricoles, fonciers et de capitaux mobiliers), dans la pratique, une seule, celle des revenus salariaux, assure plus des trois quarts des recettes de l’IR.
Dans une étude fouillée sur la fiscalité marocaine, intitulée Evaluation d’un système fiscal controversé, et publiée dans le dernier numéro de la revue Economia, Najib Akesbi, économiste et fiscaliste, note que « (...) des données relatives à la structure des recettes de l’IR par catégories de revenus sur cinq ans (2000-2004) permettent de constater qu’en moyenne les seuls revenus salariaux sont à l’origine de 76,2 % des recettes en question ». Et la situation n’a pas changé depuis. Il y a trois mois, lors d’une rencontre-débat organisée par La Vie éco avec le directeur général des impôts, Nouredine Bensouda, celui-ci avait interpellé les professions libérales, en citant expressément les médecins, sur la faiblesse de leur contribution (et c’est un euphémisme) aux recettes fiscales.
Mais il n’y a pas que les professions libérales, il y a aussi l’agriculture, celle-là officiellement exonérée jusqu’en 2010, alors que beaucoup s’interrogent sur l’opportunité d’une telle exonération, du moins pour les gros exploitants. D’après l’étude de Najib Akesbi, les revenus professionnels ne rapportent que 10,9% des recettes de l’IR, et les revenus et profits fonciers et financiers respectivement 5,4% et 7,5%. Autant dire que l’impôt sur le revenu devrait plutôt s’appeler impôt sur les salaires !
Le même constat est établi à propos de l’impôt sur les sociétés (l’IS). Il est de notoriété publique que cet impôt repose en fait sur une minorité d’entreprises. Sur les 80 000 sociétés soumises à l’IS, analyse Najib Akesbi, 77 assurent à elles seules 44% des recettes de cet impôt ! Et « une centaine tout au plus fournissent entre la moitié et les deux tiers des recettes de l’IS », précise-t-il. Bien « normal » lorsqu’on apprend que sur les 65 518 (sur un total de 80 000 soumises à l’IS) entreprises qui ont déposé une déclaration de résultat en 2004, 41 587 (soit 63,4%) ont déclaré des résultats nuls ou déficitaires.
La baisse de l’IS contestée
Tout cela montre bien qu’il y a une marge à exploiter, mais comment ? « Il faut que tout le monde paie, mais en fonction de la capacité contributive de chacun ; et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Pourquoi avoir baissé l’IS pour le secteur financier qui gagne beaucoup d’argent ? On aurait pu octroyer cette baisse aux seules petites et moyennes entreprises et, ainsi, on aurait du même coup contribué à faire entrer beaucoup d’entre elles dans le secteur organisé, et c’est autant de recettes supplémentaires », s’énerve un militant d’un parti politique.
En tout cas, ils sont nombreux dans les milieux syndical, politique et universitaire à considérer que l’impôt pourrait être opportunément utilisé par les pouvoirs publics pour « prendre et donner là où il faut ». Et l’Etat serait d’autant plus fondé à imposer un peu plus les riches que ceux-ci profitent non seulement de la subvention des produits de base mais aussi des taux préférentiels, voire des exonérations de TVA appliqués à certains produits et services. Najib Akesbi fait partie de ceux qui, depuis longtemps, ne cessent de dénoncer « l’asymétrie analytique » qui consiste à trop s’inquiéter du caractère aveugle de la subvention et ne rien dire sur le caractère tout aussi aveugle de la fiscalité indirecte.
Au Maroc, à l’instar des pays en développement ou en transition, la demande d’Etat, d’un mieux Etat s’entend, est fortement présente. Les seules lois du marché, de l’offre et de la demande, ne fonctionnent pas partout et de la même manière. Ne serait-ce que parce que, au Maroc, le marché, justement, « manque de transparence » et la concurrence y est « limitée ».
Mais l’Etat, pour intervenir, a besoin de ressources ; et celles-ci ne peuvent provenir, dans les conditions qui sont celles du Maroc, que de la fiscalité. Alors, faut-il que les riches paient un plus ?
Source : La vie éco - Salah Agueniou
02 avril 2008
01 avril 2008
31 mars 2008
Pourquoi dit-on que le chiffre 13 porte malheur ?

Dans la religion chrétienne, cette superstition vient du fait que Jésus et ses apôtres étaient treize à table, le soir de la Cène (mot grec signifiant repas, qui désigne chez les chrétiens le dernier repas du Christ). Ce soir-là, Judas, le treizième convive, trahit Jésus qui fut arrêté par les Romains. Le lendemain, un vendredi (le "Vendredi saint"), Jésus fut jugé et crucifié.
En France, la superstition liée au vendredi 13 vient également du vendredi 13 octobre 1307. Ce jour-là, tous les templiers de France sont arrêtés, sur ordre de Philippe le Bel. D’après la légende, le grand maître Jacques de Molay aurait proféré sur le bucher : "vous serez tous maudits, jusqu’à la treizième génération". Une succession de malheurs s’abattit ensuite sur la famille royale.Cette histoire fut popularisée par Maurice Druon dans son roman "Les Rois maudits".
De nos jours, cette superstition est encore très présente. Ainsi, dans les avions, il n’y a pas de rangée 13. Souvent, dans les ascenseurs il n’y a pas de treizième étage, et dans les hôtels il n’y a pas de chambre numéro 13. De même, certaines rues n’ont pas de numéro treize.
En France, la superstition liée au vendredi 13 vient également du vendredi 13 octobre 1307. Ce jour-là, tous les templiers de France sont arrêtés, sur ordre de Philippe le Bel. D’après la légende, le grand maître Jacques de Molay aurait proféré sur le bucher : "vous serez tous maudits, jusqu’à la treizième génération". Une succession de malheurs s’abattit ensuite sur la famille royale.Cette histoire fut popularisée par Maurice Druon dans son roman "Les Rois maudits".
De nos jours, cette superstition est encore très présente. Ainsi, dans les avions, il n’y a pas de rangée 13. Souvent, dans les ascenseurs il n’y a pas de treizième étage, et dans les hôtels il n’y a pas de chambre numéro 13. De même, certaines rues n’ont pas de numéro treize.
15 mars 2008
Le rapport du PNUD sur le développement humain, pas très flatteur pour le Maroc
Quelques chiffres pour le Maroc (se référer au rapport pour plus de détails et explication précise des chiffres) :
Indicateur du Développement Humain, IDH (2005) : 0,646
Espérance de vie à la naissance (2005) : 70,4 [années]
Taux d’alphabétisation des adultes (1995-2005) : 52,3 [% population de + de 15 ans]
Taux de scolarisation combiné (prim., sec. et supérieur) (2005) : 58,5 %
PIB par habitant (2005) : 4 555 USD (PPA)
Espérance de vie à la naissance (2005) : 70,4 [années]
Taux d’alphabétisation des adultes (1995-2005) : 52,3 [% population de + de 15 ans]
Taux de scolarisation combiné (prim., sec. et supérieur) (2005) : 58,5 %
PIB par habitant (2005) : 4 555 USD (PPA)
Le Maroc affiche des résultats médiocres au niveau de toutes les composantes de "l’indice de développement humain". Mais ce qui lui fait le plus défaut, ce sont les indicateurs de l’éducation et l’enseignement. Fin 2005, le taux d’alphabétisation des adultes était de 52 % et le niveau de scolarisation combiné (primaire, secondaire,universitaire) de 58 %. Notre pays fait moins bien que l’Ouganda, le Kenya ou même Madagascar.
Si nous n’avions pas atteint une espérance de vie à la naissance de 70,4 ans et un PIB par habitant de 4 555 dollars [3 100 euros], notre classement aurait été bien pire. Toujours est-il que ces deux résultats restent bien loin de ceux de l’Algérie, de la Tunisie ou même du Gabon. Des pays comme l’Egypte ou la Syrie se rapprochent du PIB par habitant du Maroc, mais le devancent de loin dans le classement global, grâce à de bons indicateurs d’enseignement.
Au vu de ces résultats, il y a lieu de se poser des questions sur l’efficacité des stratégies de développement social, s’il y en a. Depuis 2005, tous les "projets", aussi petits qu’ils soient, initiés aux quatre coins du Maroc sont intégrés dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Mais rien de cela n’a permis l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies, du moins au terme de cette même année. Il faut attendre le rapport sur le développement humain de l’année prochaine pour mesurer l’impact de cette initiative en 2006 et 2007. En tout cas, les premières enquêtes révèlent des dysfonctionnements qui plombent l’aboutissement de cette initiative.
Plusieurs opérateurs du secteur de l’enseignement révèlent une aggravation des déficits en infrastructures et en ressources humaines ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement, notamment dans le monde rural. Même le roi a signalé cette insuffisance dans son dernier discours du trône. Compte tenu de ces éléments, le score du Maroc ne risque pas de s’améliorer dans le prochain rapport.
En classant le Maroc parmi les mauvais élèves en termes de développement humain, les experts du PNUD ont sûrement dû remarquer les inégalités flagrantes entre riches et pauvres. Cinquante ans après l’Indépendance, les signes de pauvreté et de précarité sont toujours aussi saillants dès que l’on quitte le centre des grandes villes marocaines. Pourtant, les organismes internationaux ne cessent de ressasser cette remarque, qui n’a pas besoin d’expertise pour être signalée.
Des centaines de solutions ont été avancées pour garantir le minimum vital en termes de qualité de vie pour les plus démunis. Mais il semble que les responsables régionaux n’aient pas encore la volonté de passer à l’action. Résultat des courses : une situation humiliante qui ne peut que nuire à l’attractivité du Maroc pour les investissements étrangers.
Pendant que le Maroc recule, ses concurrents directs progressent à grands pas. Le Gabon, qui était classé juste devant nous il y a deux ans, s’est hissé à la 119e place. Dans le monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Toujours pas de quoi pavoiser.
Par ailleurs, L’Islande et la Norvège arrivent en tête du classement du PNUD. Ce qui confirme la réputation des pays scandinaves en termes de qualité de vie. Loin derrière, on retrouve la France, classée 10e, et les Etats-Unis, à la 12e place. Les vingt derniers du classement sont tous issus de l’Afrique subsaharienne.
Qu’est-ce que l’Indice de développement humain (IDH) ?
Lancé avec le premier RMDH en 1990, l’Indice de développement humain évalue le niveau de développement humain sur la base de l’espérance de vie, du taux d’alphabétisme des adultes et du taux de scolarisation à l’école au primaire, au secondaire et au troisième cycle, ainsi qu’en fonction du revenu réel corrigé, les données les plus récentes des partenaires des Nations Unies et d’autres sources officielles étant utilisées.
Les pays modifiant leur méthode de notification des statistiques à partir desquelles les classements sont établis, l’Indice fait régulièrement l’objet d’ajustements. L’Indice analyse les statistiques 2005 de 175 membres des Nations Unies, ainsi que de Hong Kong (Région administrative spéciale de la Chine) et des territoires palestiniens occupés.
Cette année, 17 pays membres des Nations Unies ne sont pas pris en compte dans l’IDH, parmi lesquels l’Afghanistan, l’Iraq et la Somalie, faute de données fiables.
Les résultats 2007 : l’IDH a augmenté dans la plupart des pays
Les pays sont classés en trois catégories de pays : développement humain élevé, développement humain moyen et faible développement humain.
Vingt-deux pays, tous d’Afrique subsaharienne, entrent dans la catégorie « faible développement humain ». Dans dix de ces pays, deux enfants sur cinq n’atteindront pas l’âge de 40 ans ; dans le cas de la Zambie ce chiffre passe à un enfant sur deux. A contrario, parmi les 20 premiers pays du classement, il n’y a qu’au Danemark et aux États-Unis que moins de 9 enfants sur 10 atteindront l’âge de 60 ans. Dans la plupart des pays, y compris en Chine, en Inde et au Brésil, l’IDH a augmenté ces 30 dernières années, mais certains pays ont reculé dans le classement.
Ainsi, 16 pays affichent aujourd’hui un IDH inférieur à celui de 1990. L’IDH de trois de ces pays là : République démocratique du Congo, Zambie et Zimbabwe est aujourd’hui inférieur à ce qu’il était en 1975.
Les dix derniers pays
Les pays ayant le plus faible IDH sont, par ordre décroissant :
Ethiopie
Tchad
République centrafricaine
Mozambique
Mali
Niger
Guinée-Bissau
Burkina Faso
Sierra Leone
Les dix premiers pays
Les pays ayant le plus fort IDH sont, par ordre décroissant :
Islande
Norvège
Australie
Canada
Irlande
Suède
Suisse
Japon
Pays-Bas
France
Liste complète du classement des 177 pays
Développement accru, augmentation des émissions de CO2 Le RMDH de cette année, qui se concentre sur les effets du changement climatique sur les populations pauvres et vulnérables du monde, met en exergue le fait que l’énergie joue un rôle dans le développement humain comme en atteste le niveau record d’émissions de CO2.
Liste complète du classement des 177 pays
Développement accru, augmentation des émissions de CO2 Le RMDH de cette année, qui se concentre sur les effets du changement climatique sur les populations pauvres et vulnérables du monde, met en exergue le fait que l’énergie joue un rôle dans le développement humain comme en atteste le niveau record d’émissions de CO2.
Selon le Rapport, les 20 pays en tête de l’IDH ont émis plus de CO2 en 2004 que tous les pays à développement humain faible ou moyen réunis, la Chine et l’Inde étant les plus gros émetteurs de CO2 des pays en développement. Ils ont toutefois émis moins à eux deux en 2004 que les 32 premiers pays du classement IDH exception faite des États-Unis. En 2004, les États-Unis ont émis presque autant que la Chine et l’Inde réunis.
14 mars 2008
08 mars 2008
8 mars 2008

« Marchons, mes sœurs, marchons. Le son de nos voix claires
Perçant la grisaille des cuisines noircies et des usines moroses
Guide nos pas vers un jour radieux, éclatant de lumière.
Chantons toutes en chœur : « Du pain et des roses ! Du pain et des roses ! »(…)
Marchons, mes sœurs, marchons ! Des jours meilleurs suivent nos traces
Nous entraînons la race entière dans notre apothéose ;
Assez d’exploitation ; dix qui peinent quand un se prélasse.
A chacun sa part de pain et de roses, de pain et de roses. »
03 mars 2008
29 février 2008
Lettre ouverte à Mr Raoul Castro : liberté pour les enfants sahraouis

Tous les regards sont aujourd’hui tournés vers votre pays, Cuba, où les signes du changement le plus prometteur sont enregistrés et où les portes de l’espoir semblent s’ouvrir sur l’avenir.
Vous avez annoncé le 26 juillet 2007, dans la ville de Camagüey, à l’occasion de la fête nationale cubaine, des « changement structurels et conceptuels » et vous avez dit devoir « prêter une oreille à la souffrance du peuple » cubain. Cette perspective ne peut que réjouir le peuple cubain ami qui aspire à plus de prospérité économique, de bonheur et de paix.
Par cette missive, Monsieur le Président, c’est sur une autre souffrance, toute particulière, une souffrance humaine intolérable que j’aimerais attirer votre attention et solliciter votre réaction la plus prompte.
Depuis des années des enfants sahraouis marocains sont arrachés dès leur 8 ème ou 9 ème anniversaire à leur terre et à leurs familles et envoyés à Cuba en particulier à ''l'Ile de la Jeunesse'' à partir des camps de Tindouf en Algérie. Ils y demeurent durant de longues années coupés de leurs racines historiques et affectives.
Théoriquement, ces enfants sahraouis sont envoyés à Cuba par le « Polisario » pour la poursuite de leur éducation et de leur formation. Mais, en réalité, leur déportation n’a de but que d’exercer un contrôle étroit sur les camps de Tindouf et de pratiquer un chantage honteux sur les familles qui y sont retenues contre leur volonté.
Leur formation n’a de contenu que la fabrication de bombes et le maniement des armes. L’enseignement qu’ils subissent n’a pour finalité que de « faire d'eux des propagandistes et des espions ». Employés dans les usines de la Havane, ou dans les champs de tabac ou de canne à sucre des campagnes cubaines, ils sont victimes des formes d’exploitation les plus intolérables. Plusieurs de ces enfants sont morts à cuba et leurs corps se trouvent toujours sur place, au grand désespoir de leurs familles installées de force à Tindouf.
Monsieur le président,
Cette situation dramatique que vivent des milliers d’enfants sahraouis sur le sol cubain a ému l’opinion internationale et a suscité sa réprobation. Elle a été évoquée plusieurs fois devant la Commission Européenne (Bruxelles) et lors des sessions annuelles de la Commission des droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies.
Des ONG indépendantes à vocation humanitaire, culturelle ou religieuse ont alerté l’opinion mondiale sur leur sort et appelé à leur libération rapide et leur retour à leurs familles et à leur mère patrie, le Maroc. Les témoignages de personnes qui ont vécu de longues années, jusqu’à 15 ans, à Cuba à « l’Ile de la Jeunesse », montrent bien l’étendue de ce drame humain et l’ampleur de la souffrance qu’elles ont endurée sur place.
Monsieur le président,
C’est au nom de centaines de familles sahraouies, de parents qui souffrent de l’éloignement de leurs enfants que je vous adresse, à l’occasion de votre élection à la présidence de l’Etat Cubain, cette supplique sollicitant votre intervention afin de mettre un terme à ce système de déportation qui n’a que trop duré. Il constitue une honte inqualifiable pour tous ceux qui s’y prêtent et représente une atteinte aux droits fondamentaux de ces enfants et cela en totale infraction avec les principes proclamés par l'ONU et par toutes les chartes des droits humains.
Permettre aux enfants sahraouis marocains de retrouver leurs proches et leur mère patrie, rendre aux familles retenues à Tindouf les corps de ceux qui sont morts sur place c’est faire, Monsieur le président, preuve de bonté et de justice, c’est accomplir un acte historique qui vous honorera et donnera à votre gouvernance un retentissement et une aura internationale incomparables.
Que Dieu accorde au peuple Cubain ami paix et prospérité et qu’Il bénisse ce geste humanitaire et cet acte de justice que vous ne manquerez pas d’accomplir en ordonnant la libération rapide et inconditionnelle de ces enfants sahraouis au grand bonheur de leurs familles et à la grande satisfaction de tous les défenseurs des droits humains dans le monde.
Mohammed MRAIZIKA (Chercheur en Sciences Sociales et en Droit International Humanitaire, Consultant, Directeur du ICLH, Président d’almohagir)
Copies adressées ce jour
- à son Excelentísimo Señor Rogelio SÁNCHEZ LEVIS
Ambassadeur de Cuba en France
16 rue de Presles - 75015 Paris
- Monsieur José Manuel Barroso
Président de la Commission européenne,
1049 Bruxelles, Belgique
- Monsieur Khalihenna Ould Errachid
Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires SahariennesBoulevard Ain Khalouiya, rue Ibnou Lwalid, N° 9Rabat, Maroc
- AMNESTY INTERNATIONAL
Secrétariat international, 1 Easton StreetLondon WC1X 0DW, Royaume-Uni
- Human Rights Watch6 rue des Graviers92521 Neuilly CedexFrance
- Human Rights Watch350 Fifth Avenue, 34th floorNew York, NY 10118-3299 USATel: 1-(212) 290-4700, Fax: 1-(212) 736-1300
18 février 2008
Le CSCME : causes et conséquences de la colère MRE
Dévoilée un jour de fête (îd al-adha) la composition du CSCME n’a pas entraîné l’enthousiasme et l’adhésion des grands jours. Bien au contraire, les réactions qu’elle a suscitées sont plutôt marquées par le mécontentement et la colère.
Mais, plus que les causes de cette colère il convient aujourd’hui d’envisager rapidement ses conséquences car comme le rappelle un vieux proverbe « Les conséquences de la colère sont beaucoup plus graves que ses causes » (Marc Aurèle, 161-180)
A- Les causes de la colère MRE
La colère est, généralement, le produit de sentiments négatifs, tels que l'insatisfaction, l’injustice, la frustration, la déception ou encore l’indignation.
A première vue, les nombreuses réactions suscitées par le dévoilement de la composition du CSCME cumulent tous ces ingrédients. Et c’est, à priori, normal, car quoi de plus naturel, de plus humain et de plus compréhensible que des militants, des dirigeants associatifs, voire même certains membres du défunt Comité d’experts du CCDH, se sentent à la lecture de la liste des membres du CSCME, abusés, frustrés, lésés ou même trahis.
Toutefois, analysée avec le recul nécessaire, la colère ressentie par les MRE ce 21 décembre 2007, qui est salutaire en soi, s’inspire principalement de deux sentiments forts : la déception et l’incompréhension
1- la déception
C’est la première impression qui ressort de la lecture des écrits qui se sont répandus sur la toile ou de l’examen des différents débats et rencontres qui ont eu lieu un peu partout en Europe ces derniers temps.
Ces écrits et ces débats sont marqués par l’amertume et la déception. En effet, car pour beaucoup de leurs auteurs, cette belle et prometteuse idée (création d’un CSCME) à laquelle les MRE ont tellement cru, qu’ils attendaient ardemment, a été dévoyée, détournée de ses objectifs premiers et enfin de compte réduite à sa plus simple expression : un Comité d’Experts.
Justifiée ou pas, cette vision et cette grille de lecture critique s’expliquent d’abord par le fait que l’écart entre l’espoir formidable né des discours de SM le Roi et la formule proposée ce 21 décembre apparaît si grand.
Vu sous cet angle, le résultat final qui surprend et déconcerte par certains de ces aspects, ne semble pas 1) répondre aux attentes et aspirations des MRE en matière de représentation politique et institutionnelle et 2) n’apparaît pas conforme aux exigences et recommandations fixées par les discours royaux qui ont donné du CSCME une vision plus claire et plus séduisante.
Cette distance entre le rêve et la réalité dévoilée ce 21 décembre 2007, cet écart entre l’image idéalisée du CSCME et sa traduction dans les faits, constituent donc le fondement même de la déception et du mécontentement MRE. Combler cette distance n’est sans doute pas chose aisée. Mais, l’enjeu en vaut la chandelle.
- Est-ce pour autant la fin d’un espoir ?
C’est l’idée d’ « un tour pour rien» que retiennent les plus farouches opposants au CSCME version CCDH. Ne l’oublions pas. Les MRE ont placé beaucoup d’espoir dans le CCDH à qui SM le Roi a confié une mission claire et précise. Ils ont approuvé ce choix et ont su préserver leur confiance dans cette institution honorable en dépit des soubresauts, des maladresses, des erreurs méthodologiques et stratégiques qui marquèrent le processus de consultation.
Le CCDH représentait à leurs yeux un gage de transparence et de sérieux, deux qualités devenues indispensables au regard des enjeux qu’il comporte, pour garantir l’événement d’un CSCME représentatif, proche des MRE, capable d’apporter de vraies réponses à leurs attentes.
Comment pouvait-il en être autrement car toutes les tentatives visant à rendre effectif l’accès des MRE à une citoyenneté participative, pleine et entière, ont lamentablement échoué. Car à force de jongler avec les concepts savants et les stratégies, à force de manœuvres dilatoires, les autorités en charge des affaires MRE se sont éloignées des réalités du terrain n’accomplissant en fin de compte aucune avancée tangible en la matière.
C’est pourquoi, l’avènement du CSCME était tant attendu et espéré et c’est probablement ce qui explique pourquoi la déception est aujourd’hui si forte dans les rangs des MRE.
Les critiques et les réactions négatives qui prolifèrent depuis le 21 décembre 2007 sur le net ou dans le cadre de débats publics n’ont pas toutes pour visée finale de contrarier l’installation du CSCME, mais de pointer des doigts les dérives qui risqueraient de le vider de tout son sens.
De même, les ONG qui n’ont cessé, tout au long du processus de consultation, d’appeler à la vigilance, de tirer le signal d’alarme et de rendre public la moindre des imperfections et dérives de ces consultations n’agissaient pas par pur souci de nuire, mais par souci de sauver de l’échec ce même processus.
Considérer ces réactions et ces critiques comme seulement «nuisibles» ou quantité négligeable serait assurément une véritable erreur de jugement et, pire encore, la plus mauvaise façon de préparer l’avenir des relations des MRE avec le CSCME.
Il faut donc, sans finasser ni tergiverser, mettre en œuvre les moyens les plus appropriés pour rassembler les ONG sur de vraies idées et chercher sérieusement les voies les plus loyales pour raviver l’espoir et redonner confiance aux MRE.
2- L’incompréhension
Ce qui marque également les nombreuses déclarations qui ont vu le jour ces derniers temps c’est l’incompréhension.
En effet, différentes questions liées directement aux modalités de composition du CSCME, à ses prérogatives et missions restent sans réponses ce qui favorise la méfiance et la suspicion. Les moyens mobilisés par le CCDH et le temps investi dans cette affaire du CSCME restent aux yeux des contradicteurs disproportionnés. De même, les missions dévolues au CSCME semblent éloignées des vraies préoccupations des MRE.
A cette liste de reproches s’ajoutent des appréciations négatives concernant les motivations essentielles qui ont déterminé le choix des membres du CSCME et dicté la méthode de travail du CCDH. Favoritisme, copinage, « discrimination positive », déséquilibre géographique, non-conformité avec les principaux critères fixés par les discours royaux, tels sont les termes qui agrémentent la plupart des réactions hostiles.
Par manque d’information et à défaut d’une communication pertinente, la rumeur qui s’est propagée (salaire du président et rémunération des membres du CSCME) continue à alimenter les discours et les écrits favorisant par la même la polémique et creusant un peu plus chaque jour la distance entre le CSCME et la base MRE.
Mais, une fois ce constat négatif est annoncé tout n’est pas réglé pour autant. Reste en effet à préserver l’essentiel : la réussite de l’expérience elle-même.
- 37 boucs émissaires:
Depuis le 21 décembre, les 37 premiers membres du CSCME sont placés sous les feux de la rampe. Malheureusement, cette exposition ne semble pas tourner à leur faveur. Une espèce de loupe implacable s’acharne à grossir leurs défauts et souligner une certaine « erreur de casting ».
En somme, ces premiers membres occupent dans la polémique engendrée par leur nomination, le rôle de boucs émissaires. Pourtant, ils n’ont pas tous démérité. Ils ne méritent pas tous d’être jetés en pâture à l’opinion MRE et reniés de la sorte.
L’engagement de certains d’entre eux dans le champ associatif au service des MRE est ancien, effectif et, par conséquent, respectable. Les qualités intellectuelles de certains membres sont également confirmées. Et il serait donc injuste et discourtois de les charger de toutes les insuffisances de la formule proposée ou de les rendre responsables des lacunes et imperfections du travail final du CCDH.
Certes, nombreux sont ceux qui pensent que « la représentation tant souhaitée n’aura pas lieu ! ». Et ils n’ont pas tord. C’est l’évidence même compte tenu de la méthode adoptée pour assurer la composition du CSCME. Il va de soit que ces 37 membres ne peuvent en aucune manière prétendre représenter les MRE dans leur grande diversité.
Certes, l’émergence soudaine dans le champ MRE de certaines personnes dont les faits d’armes au service des MRE sont inexistants, mais propulsés membres du CSCME, fausse toutes les données du problème. Mais cela ne doit pas servir de prétexte pour prêcher une remise en cause, en terme de crédibilité et de légitimité, de l’ensemble de l’équipe ou du CSCME lui même.
Ce qu’il faut surtout espérer aujourd’hui c’est que l’expérience des uns, l’audace et le sérieux des autres priment sur le reste (la figuration, l’incompétence, l’opportunisme, la dépendance) et permettent à la nouvelle institution de remplir convenablement ses missions afin de ne pas sombrer dans l’anonymat comme le furent la plupart des Conseils créés ces 20 dernières années.
- un tour pour rien
C’est ce que semblent suggérer certains écrits ou débats qui ont vu le jour ces dernières semaines en mettant en exergue l’idée que ce CSCME est un Comité d’Experts dont l’action n’engage aucunement les MRE. Certains vont même jusqu’à prôner une opposition radicale qui consiste à faire l’impasse sur cette expérience et travailler à l’avènement d’un autre CSCME réellement représentatif et entièrement consacré aux problèmes des MRE.
C’est au fond un appel à peine déguisé du boycott du CSCME version CCDH.
Cette posture qui porte en elle les germes de la division et de l’échec se réfère à un ensemble de considérations disparates et de sentiments diffus, liés aux imperfections et lacunes constatées telles que la durée du mandat accordé au CSCME (4 ans), aux déséquilibres que représente sa composition et à ses orientations.
- Avons-nous besoin de quatre longues années supplémentaires pour identifier les attentes et les revendications MRE ?
- Si oui, à quoi ont servi les 4 séminaires et les nombreuses rencontres organisées par
le CCDH dans le cadre du processus de consultation ?
- Que sont donc devenues les centaines de questionnaires reçus par le CCDH ?
- Tout ce travail préliminaire qui a mobilisé des moyens humains et financiers importants n’a t-il donc servi à rien ?
C’est ce type de questions qui alimente les débats et les écrits.
Il est donc urgent d’essayer (le CSCME) d’apporter des réponses satisfaisantes aux différentes questions posées afin surtout de dissiper ce malaise ambiant et réduire ce malentendu général. Les dernières interventions du président du CSCME ont certes permis de clarifier certaines choses (rémunération des membres du CSCME) et préciser quelques uns des objectifs du CSCME. Mais, cet effort d’explication et d’information auquel se sont joints, à juste titre d’ailleurs, d’autres membres du CSCME doit se poursuivre afin de renouer tous les fils du contact avec la base.
B- Les conséquences de la colère,
Le mécontentement qui se manifeste dans les rangs des MRE depuis le dévoilement de la composition du CSCME, a des conséquences prévisibles et des effets insoupçonnés.
- la division des MRE
Dans l’ordre du prévisible il faut inscrire le risque de voir la communauté MRE divisée en clans, en chapelles associatives, entre défenseurs et adversaires du CSCME. Ce risque est en effet réel et il ne faudrait surtout pas le minimiser.
Ceux qui, même aujourd’hui, accusent vertement le Comité d’«Experts » du CCDH d’avoir « tout fait pour diviser les rangs associatifs » pendant la phase de consultation n’en démordent pas. Ils continuent à mettre en avant la (mauvaise) volonté délibérée de certains de ces « Experts » d’exclure des ONG (indépendantes) pour couper court à leurs critiques (leur concurrence) et à leur participation aux différentes phases du processus de consultation.
Vrai ou faux, simples allégations ou arguments de fond, le fait est que ces critiques, ce malaise, ces soupçons risquent de laisser des traces dans les relations des membres du CSCME (et du CCDH) avec de nombreuses ONG et d’influer ainsi d’une manière négative sur le bon déroulement de son travail.
Il est donc primordial de privilégier l’apaisement, de renouer les liens du contact avec les ONG sans exclusive, d’engager les médiations nécessaires afin de permettre à cette expérience politique et institutionnelle d’atteindre ses buts.
- Marginalisation du CSCME
Les appels au boycott qui se multiplient, les pétitions qui circulent sur le net, les centaines de lettres de protestation qui s’accumulent sur les bureaux des consulats ou adressées à Rabat, n’augurent rien de bon quant à la qualité et la fluidité des rapports du CSCME avec la base MRE.
En Belgique, en Allemagne, en France comme au Pays Bas et en Espagne c’est le même son de cloche avec une tonalité négative: le CSCME est considéré comme « dénué de toute représentativité, éloigné des recommandations royales, des aspirations MRE et, par conséquent, ne mérite ni l’adhésion ni le soutien MRE….. » (Citation).
Cependant, dans tous ces pays, ceux qui prônent la marginalisation du CSCME perçu comme un simple Conseil d’experts « sans âme et sans contenu » insistent d’une manière claire sur une donnée essentielle : le strict respect de la décision royale (création d’un CSCME) et l’attachement aux termes des discours historiques de SM le Roi qui ont défini clairement à la fois la finalité du CSCME et précisé les critères de sa composition et la nature de ses missions.
Ces slogans et cette posture indiquent bien le sens des prochaines initiatives et la nature des rapports entre leurs promoteurs et le CSCME.
- désintérêt pour la chose publique
Le désintérêt des MRE pour la chose publique et politique de leur pays d’origine.
représente une conséquence non moins importante de la colère MRE. C’est la plus risquée.
Un seul chiffre donne la mesure du problème posé : plus 420 000 MRE (France + Belgique + Pays Bas +Espagne) ont la double nationalité. Ces MRE, toutes générations confondues, sont fiers de leur origine et fortement attachés à leurs racines. Beaucoup d’entre eux ont acquis grâce à leur participation à la vie publique de leur pays d’accueil, en qualité d’électeurs ou d’élus, un savoir et d’un savoir-faire incontestables en matière de pratique politique et électorale. Leur apport au débat politique national ne peut être donc que positif et leur participation au processus de modernisation des institutions politiques nationales ne peut être qu’utile.
Mais essayons d’imaginer un instant les conséquences du désintérêt de ces milliers de MRE pour la chose publique sur la vie économique du pays!!!
Presque toutes formules présentées dans le cadre du processus de consultation ont insisté sur cette donne en accordant très clairement au CSCME un rôle majeur et une place de choix dans la défense et la promotion des droits politiques et civiques des MRE.
En effet, le CSCME y était perçu comme une étape importante dans la mise en place de mécanismes favorisant la participation des MRE à la vie politique nationale et permettant l’exercice effectif de la citoyenneté. Car c’est de cela dont il s’agit réellement.
Réduire le CSCME à la réunion d’un groupe « d’experts » chargés de rendre des consultations annuelles, l’orienter délibérément vers des questions qui relèvent du domaine d’attributions d’autres institutions (Fondations, Ministère des MRE…), c’est le ramener à la fonction peu enviable d’un simple doublon ; c’est lui mettre en fin de compte des boulets au pied et ainsi contrarier lourdement sa marche.
Conclusion :
Il est sans doute trop tôt pour juger de la pertinence et de la justesse des choix qui ont été faits par la commission du CCDH, quant aux premières nominations et au modèle de CSCME proposé. Ces choix ont probablement des justifications et des explications que seule la commission du CCDH est capable de fournir.
De même, il serait prématuré de prédire l’avenir du CSCME et de dire d’ambler :
- que le rendez-vous avec l’histoire fut raté.
- que les MRE ont hérité d’un Conseil sans âme et sans contenu
- que la représentation tant souhaitée n’aura pas lieu !
- que le CSCME version CCDH constitue un retour en arrière,
- que l’équipe actuelle sera incapable « d’écarter les menaces d’une division prévisible entre la communauté des CME et entre celle-ci et le politique ».
En tout état de cause, et compte tenu d’enjeux majeurs et de défis importants, il serait irresponsable de rester inerte, de cautionner les dérives ou de soutenir une institution, fusse le CSCME, qui ne remplit pas les critères de compétence, de transparence et de démocratie attendus. Mais, il serait aussi irresponsable, au regard du rôle fondamental que le CSCME pourrait jouer dans la promotion d’un vrai processus de participation des MRE à la vie publique de leur pays et de défense (y compris les pays d’origine) de leurs intérêts majeurs de verser dans la critique et l’hostilité systématiques.
La raison doit donc l’emporter sur la colère, le débat constructif doit primer sur la polémique centrée sur la composition du CSCME et non sur la « meilleure manière » de rendre effective, décisive et pertinente son action future.
Apporter un soutien conditionnel au CSCME fait de vigilance et de propositions pertinentes c’est, certes, un moindre mal, mais un mal nécessaire.
Ce débat sur le CSCME est en tout cas salutaire et nécessaire. Il doit absolument se poursuive au-delà des divergences du moment afin de sauver cette expérience de l’échec et afin d’ouvrir devant le CSCME des perspectives plus réjouissantes.….
Mohammed MRAIZIKA (Chercheur en Sciences Sociales/Consultant/ Président d’almohagir)
22 janvier 2008
خلاصات وتوصيات الندوة الدولية
خلاصات وتوصيات الندوة الدولية لأرضية ما بين القارات للمغاربة القاطنين بالخارج المنعقدة بأمستردام يوم 19 يناير 2008 تحت شعار:
"من أجل تفعيل مواطنَة مشارِكة للجالية المغربية بالخارج"
احتضنت مدينة أمستردام يوم 19 يناير 2008 ندوة دولية تحت شعار:" "من أجل تفعيل مواطنَة مشارِكة للجالية المغربية بالخارج"
عرفت حضور ممثلين عن جمعيات المجتمع المدني وفاعلين جمعويين بكل من هولندا، بلجيكا، فرنسا، ألمانيا، إيطاليا، الدول الإسكندنافية، اسبانيا وهنغاريا حيث تدارسوا قضايا المهاجر المغربي في أبعادها الاجتماعية، الثقافية والسياسية. وقد تصادف الإعلان عن تنظيم الندوة الإعلان عن تشكيلة مجلس الجالية المغربية بالخارج وما خلفه هذا الأخير من ردود فعل سلبية عبرت عنها عدة تنظيمات لمهاجرين مغاربة بدول مختلفة.
واعتبارا للدور الوحدوي الذي تلعبه أرضية ما بين القارات للمغاربة القاطنين بالخارج تم تنظيم هذه الندوة الدولية وذلك لتوحيد صفوف كل الطاقات المغربية المهاجرة والتي تحتاجها بلادنا كمساهم في التنمية البشرية والإقتصادية بمغربنا العزيز.
فالمشاكل واحدة مهما اختلفت المقاربات والتحليلات والنية واحدة وهي ربط جسور التواصل المتينة ما بين الأجيال الثلاثة للهجرة وبلدهم الأم ليكونوا دعامة للتطور الديمقراطي والإقتصادي الذي يعيشه المغرب. وبدون الدخول في تفاصيل الأمور نعتبر ندوتنا هاته خطوة أولى لتحقيق مطالب الجالية المغربية ومن أجل هذا اخترنا لورشات نقاشنا قضايا حساسة شملت:
المشاركة السياسية والمواطنة
الشأن الديني: أجيال جديدة، أئمة جدد
المرأة والأسرة
الشباب: التعليم والعمل
(مرفق خاص بتوصيات الأوراش)
إن الخلاصات الأساسية التي يمكن استنباطها من خلال هذه القضايا الجوهرية والتي تمس المعاش اليومي للمهاجر المغربي لتقتضي منا تظافر الجهود فاعلين جمعويين وسياسيين وكذا الدولة المغربية لإعطاء حيز أكبر لقضايا المهاجرين المغاربة بكل فئاتهم الإجتماعية والعمرية.
إن إحساسنا بالمسؤولية ليقتضي منا اليوم إعادة بناء جسور متينة للتقارب والتعاون بين أفراد جاليتنا ونخبتها وجسورا أمتن بيننا وبين بلدنا في إطار من التعاون والتشارك مع كل النيات الصادقة والمؤسسات النزيهة مدنية كانت أم سياسية أو حكومية لأن مشاكل المهاجر المغربي تبقى كبيرة ومتسارعة بحجم التحولات المتسارعة التي يعرفها العالم كما نعتبر في ندوتنا الدولية هاته أنه حان الوقت لخلق آليات عملية لمباشرة ومواجهة مشاكل وقضايا المهاجرين وعلى رأسها:
تفعيل الدور التمثيلي للجالية على أساس الخيار الديمقراطي والمقاربة التشاورية لتوطيد وحدة المهاجرين بكل اختلافاتهم الثقافية والإجتماعية.
تحقيق المواطنة الفعالة هنا وهناك على أساس مبدإ تعدد الثقافات والديانات في إطار من التسامح والتصدي لكل أشكال التمييز والعنصرية التي تعاني منها جاليتنا بكل أشكالها ومهما كانت مصادرها.
إعادة النظر في الاتفاقيات المتقادمة المبرمة ما بين المغرب والدول التي يتواجد بها المغاربة ضمانا لصيانة حقوقهم وتحسينا لوضعيتهم الإجتماعية.
إعادة هيكلة السفارات والقنصليات بما يضمن تواصل أسمى ما بين المهاجر المغربي والإدارة المغربية مع تفعيل الدور الديبلوماسي على حساب الهاجس الأمني المعمول به.
إعطاء أولوية قصوى لقضايا المرأة والطفولة باعتبارهما حجر الزاوية في كل تخطيط مستقبلي في قضايا الهجرة والتسريع في البث في كل المشاكل القضائية في هذا الباب وشرح قانون الجنسية للأطفال من أمهات مغربيات.
إنشاء مؤسسة بالمغرب من أجل مساعدة إعادة اندماج العائدين في المجتمع المغربي.
إن كل هذه الأفكار في نظرنا لا يمكن أن تتحقق إلا بخلق جو الثقة المطلوب في تعاملنا مستقبلا مع مجلس الجالية المغربية بالخارج المعين على أن يضع نصب عينيه وتحت مسؤوليته برنامجا يصبو إلى إكمال المنهج الديمقراطي التمثيلي للجالية المغربية مستقبلا لأن المشاركة السياسية لجاليتنا حق لا يجب التفريط فيه لتوثيق الروابط بين الأجيال القادمة وبلدهم الأم.
وقد اعتبر المشاركون بأن المجلس بحد ذاته مكسب ناضلت من أجله كل الفعاليات الجمعوية النشيطة في بلاد المهجر وهو مجلس الجميع وليس ملكا لفئة معينة ولذلك يجب عليه التعامل الإيجابي مع كل الفعاليات والجمعيات بكل اختلافاتها وتنوعاتها على قدم المساواة والاستماع إلى كل الأصوات. ويدعو المشاركون مجلس الجالية لتنظيم حوار وطني قصد توحيد صفوف أفراد جاليتنا في الخارج ورأب الصدع الذي أحدثته المشاورات الناقصة للمجلس الاستشاري لحقوق الإنسان. ويؤكد المشاركون في الندوة بأن الانتخابات الديمقراطية النزيهة تبقى الوسيلة الأنجع من أجل تحقيق تمثيلية شفافة لكل المغاربة بأرض المهجر خلافا لما هو عليه الآن على سبيل المثال لم تمثل فيه أوربا الوسطى والشرقية.
كما دعم المشاركون في الندوة جهود إخواننا المنحدرين من منطقة بوعرفة وتبنوا مطالبهم من أجل تنمية منطقتهم واعتبروا مبادرتهم نموذجا يحتذى به لدعم صرح التنمية المحلية ببلادنا وفك العزلة عن المناطق المتضررة.
وفي الأخير جددت أرضية مابين القارات للمغاربة القاطنين بالخارج شكرها لكل المشاركين والمشاركات الذين تكبدوا عناء السفر للمساهمة في إنجاح هذه الندوة الدولية خدمة لقضايا المهاجرين المغاربة.
خلاصات وتوصيات ورشات الندوة الدولية
"من أجل تفعيل مواطنَة مشارِكة للجالية المغربية بالخارج"
خلاصات وتوصيات ورشات الندوة الدولية لأرضية ما بين القارات للمغاربة القاطنين بالخارج المنعقدة بأمستردام يوم 19 يناير 2008 تحت شعار:
المرأة والأسرة
تميزت الورشة بنقاش مستفيض حول وضعية المرأة ومن خلالها الأسرة المغربية بأرض المهجر وما تعانيه من مشاكل ولعل أهمها مشكل الهوية حيث هناك تجاذب ما بين تأثير ثقافة الدول المضيفة وثقافة البلد الأم مما يخلق نوعا من التقلطب والتمازج أحيانا ونوعا من التنافر إلى حد الإزدواجية أحيانا أخرى. لقد سجلت الورشة بإيجابية التطور القانوني الذي عرفه المغرب فيما يخص مدونة الأسرة وسجلت الورشة عدة نقائص لا بد فيها من إجتهادات مستقبلية مثل:
· التعريف الدقيق لمدونة الأسرة للمرأة المغربية المهاجرة لتعرف واجباتها وكذا حقوقها وتنظيم حملات للتوعية بالمغرب وخارجه.
· القيام بحملة للتوعية بقانون الجنسية.
· التعاون مابين المؤسسات المدنية التي تعني بشؤون المرأة المغربية بالمهجر.
· إعتبار مجلس الجالية المغربية المعين وسيطا بين السلطات القضائية المغربية وبين الجالية المغربية لحل القضايا العالقة في مجال قانون الأسرة.
الشباب: التعليم والعمل
· التعريف الدقيق لمدونة الأسرة للمرأة المغربية المهاجرة لتعرف واجباتها وكذا حقوقها وتنظيم حملات للتوعية بالمغرب وخارجه.
· القيام بحملة للتوعية بقانون الجنسية.
· التعاون مابين المؤسسات المدنية التي تعني بشؤون المرأة المغربية بالمهجر.
· إعتبار مجلس الجالية المغربية المعين وسيطا بين السلطات القضائية المغربية وبين الجالية المغربية لحل القضايا العالقة في مجال قانون الأسرة.
الشباب: التعليم والعمل
ناقشت الورشة قضايا الشباب والتعليم وحق العمل.
· يجب التنبيه إلى الدور الأساسي للتعليم بدول الإقامة في حياة الأجيال الصاعدة ووجوب مراعة البرامج التعليمية لمعطى تعدد الثقافات المتواجدة في كل بلد.
· يجب إشراك الآباء خلال وضع المنظومة التعليمية وربطهم بالمدرسة كما هو الشأن بباقي الجنسيات الأخرى وتحفيزهم على مراقبة أبنائهم.
· يجب على المؤسسات الإجتماعية أن تأخذ بعين الإعتبار مشكل الهوية مأخذ الجد ولا تجعل الشاب في آخر المطاف تائها لا يعرف هويته وما الأحداث التي تعرفها ضواحي المدن الأوربية إلا ثورة شباب يقوم بالبحث عن هويته المفقودة.
· إن غياب التواصل داخل البيت والمدرسة يساعد في خلق الهوة بين الشاب وهويته وكذلك غياب تام للدولة المغربية من أجل الإستعانة بخبرائها من أجل تحسيس الشباب بهويتهم.
· القيام بحملة توعية لدى الشباب والآباء من أجل المساهمة في التقليل من إشكالية عدم إتمام الدراسة لدى أبناء الجالية المغربية.
· إعادة النظر في دور المسجد وجعله كمركز ثقافي مغربي تتلاقى فيه كل الأجيال وأن لا يبقى دوره مقتصرا على أداء الصلوات فحسب.
· توعية أرباب العمل بضرورة فتح الأبواب لهؤلاء الشباب من أجل القيام بتداريبهم وكذلك محاربة البطالة في أوساطهم.
الشأن الديني: أجيال جديدة، أئمة جدد
· يجب التنبيه إلى الدور الأساسي للتعليم بدول الإقامة في حياة الأجيال الصاعدة ووجوب مراعة البرامج التعليمية لمعطى تعدد الثقافات المتواجدة في كل بلد.
· يجب إشراك الآباء خلال وضع المنظومة التعليمية وربطهم بالمدرسة كما هو الشأن بباقي الجنسيات الأخرى وتحفيزهم على مراقبة أبنائهم.
· يجب على المؤسسات الإجتماعية أن تأخذ بعين الإعتبار مشكل الهوية مأخذ الجد ولا تجعل الشاب في آخر المطاف تائها لا يعرف هويته وما الأحداث التي تعرفها ضواحي المدن الأوربية إلا ثورة شباب يقوم بالبحث عن هويته المفقودة.
· إن غياب التواصل داخل البيت والمدرسة يساعد في خلق الهوة بين الشاب وهويته وكذلك غياب تام للدولة المغربية من أجل الإستعانة بخبرائها من أجل تحسيس الشباب بهويتهم.
· القيام بحملة توعية لدى الشباب والآباء من أجل المساهمة في التقليل من إشكالية عدم إتمام الدراسة لدى أبناء الجالية المغربية.
· إعادة النظر في دور المسجد وجعله كمركز ثقافي مغربي تتلاقى فيه كل الأجيال وأن لا يبقى دوره مقتصرا على أداء الصلوات فحسب.
· توعية أرباب العمل بضرورة فتح الأبواب لهؤلاء الشباب من أجل القيام بتداريبهم وكذلك محاربة البطالة في أوساطهم.
الشأن الديني: أجيال جديدة، أئمة جدد
ناقشت الورشة وضعية الفضاءات والمؤسسات التي تعنى بالشأن الديني وخصوصا المساجد والأئمة الموكولة إليهم مهمة الحفاظ على الهوية الإسلامية للأجيال الصاعدة.
في البداية تم تحديد مجموعة من الإشكاليات:
· فشل سياسة استقدام الأئمة من المغرب لأنهم لا ينطلقون من الواقع المعاش للمغاربة في أرض المهجر مما يجعل خطابهم بعيدا عن واقعنا اليومي
· المسؤولون على المساجد لا يتوفرون على كفاءات التسيير المطلوبة ويغلب عليهم طابع القبلية والمصالح الشخصية.
· غياب توعية دينية مسؤولة داخل المساجد مما يدفع الشباب إلى البحث عن مصادر دينية عبر الإنترنيت مما يجعله فريسة سهلة للوقوع في أحضان التطرف.
· انعزال المسجد وتقوقعه على نفسه وبعده عن مجريات الأمور داخل المجتمع.
قدمت الورشة مجموعة من الإقتراحات العملية لإصلاح الحقل الديني في المهجر ومن أهمها:
· إعادة تكوين الأئمة وربطهم بواقع المهاجرين وتعليمهم لغة بلد الإقامة.
· تفعيل دور المسجد لإعطاء الصورة الحقيقية للإسلام، إسلام التسامح والتعايش.
· مخاطبة الأجيال الصاعدة باللغة التي يفهمونها.
· توظيف التقنيات الحديثة في التواصل مع رواد المساجد والمجتمع من انترنيت وغيرها.
· وضع زمام تسيير المساجد في أيدي مسيرين أكفاء.
· تبادل التجارب والخبرات ما بين مختلف المساجد المغربية في بلاد المهجر.
· ضرورة إنشاء مجلس أعلى للمساجد بدول الإقامة
· التعاون مع وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية من أجل تنظيم الحقل الديني للجالية المغربية بالخارج
المشاركة السياسية والمواطنة
في البداية تم تحديد مجموعة من الإشكاليات:
· فشل سياسة استقدام الأئمة من المغرب لأنهم لا ينطلقون من الواقع المعاش للمغاربة في أرض المهجر مما يجعل خطابهم بعيدا عن واقعنا اليومي
· المسؤولون على المساجد لا يتوفرون على كفاءات التسيير المطلوبة ويغلب عليهم طابع القبلية والمصالح الشخصية.
· غياب توعية دينية مسؤولة داخل المساجد مما يدفع الشباب إلى البحث عن مصادر دينية عبر الإنترنيت مما يجعله فريسة سهلة للوقوع في أحضان التطرف.
· انعزال المسجد وتقوقعه على نفسه وبعده عن مجريات الأمور داخل المجتمع.
قدمت الورشة مجموعة من الإقتراحات العملية لإصلاح الحقل الديني في المهجر ومن أهمها:
· إعادة تكوين الأئمة وربطهم بواقع المهاجرين وتعليمهم لغة بلد الإقامة.
· تفعيل دور المسجد لإعطاء الصورة الحقيقية للإسلام، إسلام التسامح والتعايش.
· مخاطبة الأجيال الصاعدة باللغة التي يفهمونها.
· توظيف التقنيات الحديثة في التواصل مع رواد المساجد والمجتمع من انترنيت وغيرها.
· وضع زمام تسيير المساجد في أيدي مسيرين أكفاء.
· تبادل التجارب والخبرات ما بين مختلف المساجد المغربية في بلاد المهجر.
· ضرورة إنشاء مجلس أعلى للمساجد بدول الإقامة
· التعاون مع وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية من أجل تنظيم الحقل الديني للجالية المغربية بالخارج
المشاركة السياسية والمواطنة
حازت هذه الورشة اهتمام أكبر عدد من المشاركين في الندوة نظرا لأهميتها وقد استنتج من النقاش إلى إعتبار المشاركة السياسية جزء لا يتجزء من المواطنة مما تتضمنه من حقوق وواجبات. حقوق مدنية وسياسية يحميها القانون وتطبعها الحرية.
لقد أثير خلال النقاش التناقض المعاش على أننا كجالية نعيش مواطنة كاملة في دول الإقامة ولا زلنا نناضل من أجل أن نحصل على مواطنة كاملة في علاقتنا مع بلدنا الأم.
لقد طبع النقاش إحساس كل الأجيال بمغربيتهم وإفتخارهم بذلك مع التأكيد على ضرورة أن تشارك الجالية المغربية في الحياة السياسية داخل دول الإقامة ونفس الشيء في المغرب وهذا يتطلب مجهودات لكل الأطراف الفاعلة مع التأكيد على مواجهة سياسة التهميش والإقصاء من المشاركة في التنمية وتشجيع ثقافة المشاركة لدى الأجيال الصاعدة وتطوير الموارد البشرية التي يمكن للمغرب الإستفاذة منها.
لقد أثير خلال النقاش التناقض المعاش على أننا كجالية نعيش مواطنة كاملة في دول الإقامة ولا زلنا نناضل من أجل أن نحصل على مواطنة كاملة في علاقتنا مع بلدنا الأم.
لقد طبع النقاش إحساس كل الأجيال بمغربيتهم وإفتخارهم بذلك مع التأكيد على ضرورة أن تشارك الجالية المغربية في الحياة السياسية داخل دول الإقامة ونفس الشيء في المغرب وهذا يتطلب مجهودات لكل الأطراف الفاعلة مع التأكيد على مواجهة سياسة التهميش والإقصاء من المشاركة في التنمية وتشجيع ثقافة المشاركة لدى الأجيال الصاعدة وتطوير الموارد البشرية التي يمكن للمغرب الإستفاذة منها.
Conclusions et recommandations de la Conférence internationale
Conclusions et recommandations de la Conférence internationale de la Plateforme intercontinentale des MRE, tenue à Amsterdam le 19 janvier 2008, sous le thème:
'Pour une citoyenneté participative effective des MRE'
La ville d'Amsterdam a accueilli le 19 janvier 2008 une conférence internationale sous le thème :' Pour une citoyenneté participative effective des MRE'
Parmi les personnes présentes, il y'a eu des représentants d'associations issues de la société civile et acteurs associatifs venus de Hollande, de Belgique, de France, d'Allemagne, d'Italie, des pays scandinaves, d'Espagne et de la Hongrie.
Ils se sont penchés sur l'étude des questions des MRE et ses dimensions sociales, culturelles et politiques. L'annonce de l'organisation de cette conférence a coïncidé avec l'annonce de la composition du CCME, et tout ce que cela a pu susciter comme réactions négatives, ayant été exprimées par plusieurs organisations des MRE dans divers pays.
Et le rôle d'unité que joue la Plateforme intercontinentale des MRE, il a été décidé d'organiser cette conférence internationale afin d'unifier les rangs de toutes les potentialités des MRE dont notre pays a besoin, pour mener le développement humain et économique de notre cher patrie.
Et donc, les problèmes sont identiques, malgré les différentes approches et analyses; et l'intention est identique; à savoir aspirer à jeter les ponts de la communication solide entre les trois générations des MRE et leur mère patrie; afin qu'ils soient un soutien pour le développement démocratique et économique que connaît le Maroc.
Et sans entrer dans les détails des questions; nous considérons vraiment cette conférence comme un pas dans la réalisation des revendications des MRE. Et c'est pour cela, que nous avons sélectionné pour les débats à l'intérieur des ateliers, des questions aussi sensibles que:
1. la participation politique et la citoyenneté
2. le champ religieux: nouvelles générations, nouveaux imams
3. la femme et la famille
4. la jeunesse: enseignement et emploi
(Annexe spéciale concernant les ateliers)
Les principales conclusions que l'on peut tirer des questions primordiales ayant directement trait à la vie quotidienne du MRE, requièrent de nous tous; acteurs associatifs, politiques ainsi que de l'Etat marocain de déployer nos efforts afin de réserver un espace plus important aux questions des MRE, quelles que soient leurs couches sociales et quel que soit leur âge.
Notre vrai sens des responsabilités nous amène, aujourd'hui, à reprendre la construction de ponts solides pour le rapprochement et l'entraide entre les individus issus des MRE et leurs élites; et des ponts encore plus solides entre nous et notre pays. Et ce dans le cadre de la collaboration et en associant toutes les intentions sincères et les institutions irréprochables, qu'elles soient civiles, politiques ou gouvernementales.
Car les problèmes des MRE restent immenses et variables à la même vitesse et volume que les mutations connues dans le monde.
Nous considérons également, par la présente conférence, qu'il est grand temps de créer des outils pratiques pour faire face et s'attaquer aux questions des MRE et en premier lieu:
1. Rendre le rôle de la représentativité des MRE effectif, sur base du choix démocratique et de l’approche concertée pour renforcer l’unité des MRE avec toutes leurs différences culturelles et sociales.
2. Realiser la citoyenneté effective ici et là-bas, sur base du principe de la multiculturalité; dans le cadre de la tolérance. Et faire face a toutes les formes de discrimination et de racisme, sous toutes ses formes et quelles qu’en soient les origines.
3. Revoir les anciens accords signés entre le Maroc et les pays accueillant des Marocains, pour mieux garantir et préserver leurs droits tout en améliorant leur situation sociale
4. réorganiser les consulats et ambassades dans le but de garantir une communication optimale entre les MRE et l'administration marocaine, avec un rôle plus accru pour la diplomatie en lieu et place du spectre sécuritaire en vigueur.
5. donner la priorité absolue aux questions de la femme et de l'enfant, puis qu'ils constituent la pierre angulaire dans toute planification à venir en rapport avec la question des MRE. Accélérer le traitement de tous les problèmes judiciaires liés à ce volet, et bien expliquer la loi portant sur la nationalité des enfants dont la mère est marocaine
6. créer une institution au Maroc qui sera chargée d'aider les MRE qui retournent au pays, à mieux se réintégrer dans la société marocaineToutes ces idées ne pourront aboutir que moyennant un climat de confiance nécessaire dans notre collaboration future avec le CCME. Aussi longtemps que ce dernier se fixe comme but et prend la responsabilité de mettre au point un programme qui vise à achever le processus démocratique pour la représentativité des MRE, à l'avenir.Parce que la participation politique des MRE est un droit qu'on ne peut sous estimer. Et ce pour parvenir à renforcer les liens entre les générations futures et leur mère patrie.Les participants considèrent que le CCME en soi est un acquis, pour lequel les acteurs associatifs issus des MRE et actifs dans les pays d'accueil, ont lutté.C'est donc le conseil de tous, et non pas la propriété d'une certaine catégorie de personnes. C'est pourquoi, il doit travailler de concert et de façon positive avec tous les acteurs et toutes les associations, malgré la différence et la diversité; sur un pied d’égalité, et être à l'écoute de toutes les voix.
Les participants appellent le CCME à organiser un dialogue national en vue d'unifier les rangs des MRE et de réparer les dégâts occasionnés par les concertations calamiteuses du CCDH.Les participants à la conférence sont convaincus que des élections démocratiques irréprochables restent le seul moyen le plus efficace à pouvoir concrétiser une représentativité transparente des MRE; contrairement à ce que l'on voit actuellement. Par exemple, l'Europe centrale et orientale ne sont pas représentées.Les participants à la conférence soutiennent les efforts de nos frères MRE issus de Bouarfa et sa région et adoptent leurs revendications, puisqu'ils ont comme objectif, le développement de leur région. Les participants considèrent leur initiative comme un modèle à suivre en vue de soutenir le processus du développement local dans notre pays, et briser l'isolement qui touche les régions en difficultés. Enfin, la Plateforme intercontinentale a réitéré son remerciement aux MRE et à toutes les participantes et participants qui ont bravé l'épreuve du voyage pour faire réussir la conférence internationale, le tout au service des questions des MRE.
'Pour une citoyenneté participative effective des MRE'
La ville d'Amsterdam a accueilli le 19 janvier 2008 une conférence internationale sous le thème :' Pour une citoyenneté participative effective des MRE'
Parmi les personnes présentes, il y'a eu des représentants d'associations issues de la société civile et acteurs associatifs venus de Hollande, de Belgique, de France, d'Allemagne, d'Italie, des pays scandinaves, d'Espagne et de la Hongrie.
Ils se sont penchés sur l'étude des questions des MRE et ses dimensions sociales, culturelles et politiques. L'annonce de l'organisation de cette conférence a coïncidé avec l'annonce de la composition du CCME, et tout ce que cela a pu susciter comme réactions négatives, ayant été exprimées par plusieurs organisations des MRE dans divers pays.
Et le rôle d'unité que joue la Plateforme intercontinentale des MRE, il a été décidé d'organiser cette conférence internationale afin d'unifier les rangs de toutes les potentialités des MRE dont notre pays a besoin, pour mener le développement humain et économique de notre cher patrie.
Et donc, les problèmes sont identiques, malgré les différentes approches et analyses; et l'intention est identique; à savoir aspirer à jeter les ponts de la communication solide entre les trois générations des MRE et leur mère patrie; afin qu'ils soient un soutien pour le développement démocratique et économique que connaît le Maroc.
Et sans entrer dans les détails des questions; nous considérons vraiment cette conférence comme un pas dans la réalisation des revendications des MRE. Et c'est pour cela, que nous avons sélectionné pour les débats à l'intérieur des ateliers, des questions aussi sensibles que:
1. la participation politique et la citoyenneté
2. le champ religieux: nouvelles générations, nouveaux imams
3. la femme et la famille
4. la jeunesse: enseignement et emploi
(Annexe spéciale concernant les ateliers)
Les principales conclusions que l'on peut tirer des questions primordiales ayant directement trait à la vie quotidienne du MRE, requièrent de nous tous; acteurs associatifs, politiques ainsi que de l'Etat marocain de déployer nos efforts afin de réserver un espace plus important aux questions des MRE, quelles que soient leurs couches sociales et quel que soit leur âge.
Notre vrai sens des responsabilités nous amène, aujourd'hui, à reprendre la construction de ponts solides pour le rapprochement et l'entraide entre les individus issus des MRE et leurs élites; et des ponts encore plus solides entre nous et notre pays. Et ce dans le cadre de la collaboration et en associant toutes les intentions sincères et les institutions irréprochables, qu'elles soient civiles, politiques ou gouvernementales.
Car les problèmes des MRE restent immenses et variables à la même vitesse et volume que les mutations connues dans le monde.
Nous considérons également, par la présente conférence, qu'il est grand temps de créer des outils pratiques pour faire face et s'attaquer aux questions des MRE et en premier lieu:
1. Rendre le rôle de la représentativité des MRE effectif, sur base du choix démocratique et de l’approche concertée pour renforcer l’unité des MRE avec toutes leurs différences culturelles et sociales.
2. Realiser la citoyenneté effective ici et là-bas, sur base du principe de la multiculturalité; dans le cadre de la tolérance. Et faire face a toutes les formes de discrimination et de racisme, sous toutes ses formes et quelles qu’en soient les origines.
3. Revoir les anciens accords signés entre le Maroc et les pays accueillant des Marocains, pour mieux garantir et préserver leurs droits tout en améliorant leur situation sociale
4. réorganiser les consulats et ambassades dans le but de garantir une communication optimale entre les MRE et l'administration marocaine, avec un rôle plus accru pour la diplomatie en lieu et place du spectre sécuritaire en vigueur.
5. donner la priorité absolue aux questions de la femme et de l'enfant, puis qu'ils constituent la pierre angulaire dans toute planification à venir en rapport avec la question des MRE. Accélérer le traitement de tous les problèmes judiciaires liés à ce volet, et bien expliquer la loi portant sur la nationalité des enfants dont la mère est marocaine
6. créer une institution au Maroc qui sera chargée d'aider les MRE qui retournent au pays, à mieux se réintégrer dans la société marocaineToutes ces idées ne pourront aboutir que moyennant un climat de confiance nécessaire dans notre collaboration future avec le CCME. Aussi longtemps que ce dernier se fixe comme but et prend la responsabilité de mettre au point un programme qui vise à achever le processus démocratique pour la représentativité des MRE, à l'avenir.Parce que la participation politique des MRE est un droit qu'on ne peut sous estimer. Et ce pour parvenir à renforcer les liens entre les générations futures et leur mère patrie.Les participants considèrent que le CCME en soi est un acquis, pour lequel les acteurs associatifs issus des MRE et actifs dans les pays d'accueil, ont lutté.C'est donc le conseil de tous, et non pas la propriété d'une certaine catégorie de personnes. C'est pourquoi, il doit travailler de concert et de façon positive avec tous les acteurs et toutes les associations, malgré la différence et la diversité; sur un pied d’égalité, et être à l'écoute de toutes les voix.
Les participants appellent le CCME à organiser un dialogue national en vue d'unifier les rangs des MRE et de réparer les dégâts occasionnés par les concertations calamiteuses du CCDH.Les participants à la conférence sont convaincus que des élections démocratiques irréprochables restent le seul moyen le plus efficace à pouvoir concrétiser une représentativité transparente des MRE; contrairement à ce que l'on voit actuellement. Par exemple, l'Europe centrale et orientale ne sont pas représentées.Les participants à la conférence soutiennent les efforts de nos frères MRE issus de Bouarfa et sa région et adoptent leurs revendications, puisqu'ils ont comme objectif, le développement de leur région. Les participants considèrent leur initiative comme un modèle à suivre en vue de soutenir le processus du développement local dans notre pays, et briser l'isolement qui touche les régions en difficultés. Enfin, la Plateforme intercontinentale a réitéré son remerciement aux MRE et à toutes les participantes et participants qui ont bravé l'épreuve du voyage pour faire réussir la conférence internationale, le tout au service des questions des MRE.
"Pour une citoyenneté participative effective des MRE"
"Pour une citoyenneté participative effective des MRE"
Les conclusions et recommandations des ateliers de la Conférence internationale de la Plateforme des MRE, qui a eu lieu à Amsterdam le 19 janvier 2008, sous le thème:
La femme et la famille:
Cet atelier s'est caractérisé par un débat vif autour de la situation de la femme et à travers elle celle de la famille marocaine vivant à l'étranger et les problèmes auxquels elle fait face. Le problème le plus important étant celui de l'identité, vu qu'il y a une interaction entre l'influence de la culture du pays d'accueil et celle de la mère patrie; ce qui crée une sorte d'attrait et cohabitation parfois, et une sorte de méfiance qui va jusqu'à la dualité d'autres fois.
L'atelier a accueilli positivement le développement juridique qu'a connu le Maroc en ce qui concerne le code de la famille 'la Moudawwana', et a pointé du doigt plusieurs manquements auxquels il faudrait apporter des améliorations à l'avenir, par exemple:
. Définir avec précision la Moudawwana de la femme MRE, afin de lui permettre de connaître ses devoirs et droits, et ce en organisant des campagnes de sensibilisation à ce sujet au Maroc et à l'étranger
. Organiser une campagne de sensibilisation en rapport avec la loi sur la nationalité
. Créer une collaboration entre les institutions civiles chargées des affaires de la femme MRE
. Faire du CCME désigné un médiateur entre les autorités juridiques au Maroc et les MRE, en vue de résoudre les problèmes restés en suspens dans le domaine du droit de la famille
Jeunesse: enseignement et emploi:
Cet atelier s'est penché sur les problèmes des jeunes, de l'enseignement et du droit au travail
.On doit attirer sur le rôle essentiel de l'enseignement dans les pays d'accueil, sur la vie des générations montantes, et être attentif pour que les programmes pédagogiques enseignés accordent une place à la multiculturalité existant dans ces pays;
. On doit associer les parents aux travaux de la mise en place du programme scolaire, les lier à l'école à l'instar de ce qui se passe dans les autres nationalités et les inciter à suivre de près leurs enfants
. Les institutions sociales doivent prendre en considération le problème de l'identité de façon sérieuse, pour ne pas faire perdre les repères aux jeunes en fin de compte. les évènements que connaissent les périphéries des villes européennes ne sont que le soulèvement des jeunes en quête d'une identité perdue.
. L’absence de communication entre la maison et l'école contribue à créer un vide entre le jeune et son identité, tout comme l'absence totale de l'Etat marocain à travers ses experts dans la sensibilisation de ces jeunes à leur identité.
. Lancer une campagne de sensibilisation auprès des jeunes et leurs parents afin de contribuer à diminuer le fléau de l'abandon du cursus scolaire et ne pas aller jusqu'à son terme.
. Revoir le rôle de la mosquée et en faire un centre culturel marocain où les différentes générations se rencontrent, plutôt que la limiter à son rôle de lieu de prière uniquement
.sensibiliser les employeurs à la nécessité d'ouvrir leurs portes aux jeunes, pour effectuer leur stages et aussi pour combattre le chômage dans ce milieu.
Le champ religieux: nouvelle génération, nouveaux imams:
Cet atelier a discuté la situation des espaces et des institutions chargés des affaires religieuses, et notamment les mosquées et les imams auxquels la mission de préserver l'identité musulmane des jeunes générations montantes, est confiée.
Au début, un ensemble de problématiques a été déterminé:
. échec de la politique qui vise à faire venir des imams du Maroc, parce qu'ils ne connaissent pas la réalité vécue par les MRE dans les pays d'accueil, ce qui les rend éloignés de la réalité vécue au jour le jour
. Les responsables des mosquées n'ont pas les compétences requises de gestion, et sont marqués par leur approche tribale et de leurs intérêts personnels
.absence de conscience religieuse responsable à l'intérieur des mosquées, ce qui pousse les jeunes à rechercher d'autres sources via Internet, avec le risque d'en faire des proies faciles susceptibles dans tomber dans le piège de l'extrémisme
.l'isolement de la mosquée et son enfermement sur elle-même, ainsi que son éloignement de ce qui se passe au sein de la société.
Cet atelier a présenté un ensemble de propositions pratiques pour la réforme du champ religieux des MRE, en voici les points les plus importants:
. Donner des séances de recyclage aux imams, les lier à la réalité des MRE et leur apprendre la langue du pays d'accueil
. Rendre effectif le rôle de la mosquée, afin de donner la vraie image de l'islam; celle de la tolérance et de la coexistence
.s'adresse aux générations montantes dans la langue qu'ils comprennent
.utiliser les techniques modernes dans la communication avec les fidèles et la société, exemple: Internet etc...
.mettre les affaires des mosquées entre les mains de gestionnaires compétents
. Échanger des expériences et des connaissances entre les mosquées marocaines (MRE) et les pays étrangers
.créer un Conseil supérieur des mosquées dans les pays d'accueil, ça devient utile
.collaborer avec le ministère des affaires islamiques en vue d'organiser le champ religieux des MRE
La participation politique et la citoyenneté :
Cet atelier a eu beaucoup de succès, en ayant attiré le plus grand nombre parmi les participants à la Conférence, vu son importance.
Le débat s'est conclu par considérer la participation politique comme étant une partie inaliénable de la citoyenneté, avec ses droits et devoirs.
Les droits civils et politiques sont protégés par la loi et empreints de liberté.
Au cours de ce débat, on a abordé la contradiction qui existe entre la citoyenneté complète vécue par les MRE dans les pays d'accueil et la lutte continue pour obtenir une citoyenneté complète dans notre relation avec la mère patrie.
Le débat a été empreint de la sensibilité de toutes les générations à leur marocanité et leur fierté d'être marocains. Elles ont insisté sur la nécessité de voir les MRE participer à la vie politique, de la même façon, aussi bien à l'intérieur des pays d'accueil qu'au Maroc.
Mais, ceci exige des efforts de toutes les parties concernées. On a insisté aussi sur le problème de la politique de marginalisation et d'exclusion pratiquée à l'égard de la participation des MRE au développement. Ainsi que sur le fait que l'on doive encourager la culture de participation au sein des jeunes générations montantes et que l'on améliore les ressources humaines susceptibles d'être bénéfiques pour le Maroc.
Les conclusions et recommandations des ateliers de la Conférence internationale de la Plateforme des MRE, qui a eu lieu à Amsterdam le 19 janvier 2008, sous le thème:
La femme et la famille:
Cet atelier s'est caractérisé par un débat vif autour de la situation de la femme et à travers elle celle de la famille marocaine vivant à l'étranger et les problèmes auxquels elle fait face. Le problème le plus important étant celui de l'identité, vu qu'il y a une interaction entre l'influence de la culture du pays d'accueil et celle de la mère patrie; ce qui crée une sorte d'attrait et cohabitation parfois, et une sorte de méfiance qui va jusqu'à la dualité d'autres fois.
L'atelier a accueilli positivement le développement juridique qu'a connu le Maroc en ce qui concerne le code de la famille 'la Moudawwana', et a pointé du doigt plusieurs manquements auxquels il faudrait apporter des améliorations à l'avenir, par exemple:
. Définir avec précision la Moudawwana de la femme MRE, afin de lui permettre de connaître ses devoirs et droits, et ce en organisant des campagnes de sensibilisation à ce sujet au Maroc et à l'étranger
. Organiser une campagne de sensibilisation en rapport avec la loi sur la nationalité
. Créer une collaboration entre les institutions civiles chargées des affaires de la femme MRE
. Faire du CCME désigné un médiateur entre les autorités juridiques au Maroc et les MRE, en vue de résoudre les problèmes restés en suspens dans le domaine du droit de la famille
Jeunesse: enseignement et emploi:
Cet atelier s'est penché sur les problèmes des jeunes, de l'enseignement et du droit au travail
.On doit attirer sur le rôle essentiel de l'enseignement dans les pays d'accueil, sur la vie des générations montantes, et être attentif pour que les programmes pédagogiques enseignés accordent une place à la multiculturalité existant dans ces pays;
. On doit associer les parents aux travaux de la mise en place du programme scolaire, les lier à l'école à l'instar de ce qui se passe dans les autres nationalités et les inciter à suivre de près leurs enfants
. Les institutions sociales doivent prendre en considération le problème de l'identité de façon sérieuse, pour ne pas faire perdre les repères aux jeunes en fin de compte. les évènements que connaissent les périphéries des villes européennes ne sont que le soulèvement des jeunes en quête d'une identité perdue.
. L’absence de communication entre la maison et l'école contribue à créer un vide entre le jeune et son identité, tout comme l'absence totale de l'Etat marocain à travers ses experts dans la sensibilisation de ces jeunes à leur identité.
. Lancer une campagne de sensibilisation auprès des jeunes et leurs parents afin de contribuer à diminuer le fléau de l'abandon du cursus scolaire et ne pas aller jusqu'à son terme.
. Revoir le rôle de la mosquée et en faire un centre culturel marocain où les différentes générations se rencontrent, plutôt que la limiter à son rôle de lieu de prière uniquement
.sensibiliser les employeurs à la nécessité d'ouvrir leurs portes aux jeunes, pour effectuer leur stages et aussi pour combattre le chômage dans ce milieu.
Le champ religieux: nouvelle génération, nouveaux imams:
Cet atelier a discuté la situation des espaces et des institutions chargés des affaires religieuses, et notamment les mosquées et les imams auxquels la mission de préserver l'identité musulmane des jeunes générations montantes, est confiée.
Au début, un ensemble de problématiques a été déterminé:
. échec de la politique qui vise à faire venir des imams du Maroc, parce qu'ils ne connaissent pas la réalité vécue par les MRE dans les pays d'accueil, ce qui les rend éloignés de la réalité vécue au jour le jour
. Les responsables des mosquées n'ont pas les compétences requises de gestion, et sont marqués par leur approche tribale et de leurs intérêts personnels
.absence de conscience religieuse responsable à l'intérieur des mosquées, ce qui pousse les jeunes à rechercher d'autres sources via Internet, avec le risque d'en faire des proies faciles susceptibles dans tomber dans le piège de l'extrémisme
.l'isolement de la mosquée et son enfermement sur elle-même, ainsi que son éloignement de ce qui se passe au sein de la société.
Cet atelier a présenté un ensemble de propositions pratiques pour la réforme du champ religieux des MRE, en voici les points les plus importants:
. Donner des séances de recyclage aux imams, les lier à la réalité des MRE et leur apprendre la langue du pays d'accueil
. Rendre effectif le rôle de la mosquée, afin de donner la vraie image de l'islam; celle de la tolérance et de la coexistence
.s'adresse aux générations montantes dans la langue qu'ils comprennent
.utiliser les techniques modernes dans la communication avec les fidèles et la société, exemple: Internet etc...
.mettre les affaires des mosquées entre les mains de gestionnaires compétents
. Échanger des expériences et des connaissances entre les mosquées marocaines (MRE) et les pays étrangers
.créer un Conseil supérieur des mosquées dans les pays d'accueil, ça devient utile
.collaborer avec le ministère des affaires islamiques en vue d'organiser le champ religieux des MRE
La participation politique et la citoyenneté :
Cet atelier a eu beaucoup de succès, en ayant attiré le plus grand nombre parmi les participants à la Conférence, vu son importance.
Le débat s'est conclu par considérer la participation politique comme étant une partie inaliénable de la citoyenneté, avec ses droits et devoirs.
Les droits civils et politiques sont protégés par la loi et empreints de liberté.
Au cours de ce débat, on a abordé la contradiction qui existe entre la citoyenneté complète vécue par les MRE dans les pays d'accueil et la lutte continue pour obtenir une citoyenneté complète dans notre relation avec la mère patrie.
Le débat a été empreint de la sensibilité de toutes les générations à leur marocanité et leur fierté d'être marocains. Elles ont insisté sur la nécessité de voir les MRE participer à la vie politique, de la même façon, aussi bien à l'intérieur des pays d'accueil qu'au Maroc.
Mais, ceci exige des efforts de toutes les parties concernées. On a insisté aussi sur le problème de la politique de marginalisation et d'exclusion pratiquée à l'égard de la participation des MRE au développement. Ainsi que sur le fait que l'on doive encourager la culture de participation au sein des jeunes générations montantes et que l'on améliore les ressources humaines susceptibles d'être bénéfiques pour le Maroc.
21 janvier 2008
16 janvier 2008
09 janvier 2008
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