23 juin 2008
Reportage
pour voir le reportage visiter le lien suivant:
http://player.omroep.nl/?aflID=7341381&md5=f5df8817c5f2ba0ba207e6d13995f939
18 juin 2008
Résumé de la conférence sur les MRE du 7 juin dernier aux Pays-Bas
L’organisation de cette conférence s’inscrit pleinement dans le cadre de la situation de turbulence et de dispersion que connaît la Communauté marocaine résidant en Hollande, sans oublier la mauvaise réputation que lui collent les médias de masse sous toutes ses formes, ce qui n’inspire pas à l’optimisme.
En ce qui concerne le champ religieux, Jamal Ryane a insisté sur la nécessité de procéder à une opération chirurgicale et de ne pas laisser des profanes diriger les mosquées, qui sont appelées à jouer un rôle politique dans le quartier, tout en étant un centre ouvert aux jeunes pour les prémunir contre les groupes extrémistes. Il a finalement conclu par l’appel au rejet des conflits et du tribalisme.
Il a abordé la question de l’enseignement de la langue arabe qui se passait en lieu et place des cours de néerlandais et de mathématiques, et où l’enfant marocain était perdant. Il s’est demandé s’il s’agissait d’une politique qui visait à exclure l’arabe du cursus scolaire, ce qui est de plus en plus le cas. La participation à la vie politique est en effet nécessaire pour nous (MRE) imposer, et avoir de l’influence sur la politique générale menée par les partis au pouvoir.
En contrepartie, le succès réalisé par les filles a eu des répercussions négatives quant à la composition de la famille. Fatima Tahiane a souligné le fait que la femme marocaine atteint des postes importants, et que désormais, nous disposons de marocaines au sein du paysage audio-visuel hollandais.
Il a exposé les bienfaits de l’expérience turque, a insisté sur le fait que la mosquée doit rester ouverte en tant que centre de communication à l’intérieur du quartier avec des gérants compétents, et que cette dernière ne devrait pas devenir une copie des mosquées rurales marocaines.
Il a rendu hommage à la jeunesse marocaine qui a réussi à se maîtriser face à la sortie du film Fitna du parlementaire extrémiste de droite Geert Wilders, puis qu’il n’y a pas eu d’actes violents comme l’aurait souhaité l’extrême droite.
Il a rendu hommage à la conscience et à la sagesse avec lesquelles la communauté marocaine a fait face au film Fitna et a rappelé la nécessité de former de cadres marocains spécialisés dans le domaine de la communication sous toutes ses formes.
Ensuite, un débat avec le public a porté sur la situation pénible que traverse la communauté marocaine et les voies pour y remédier. La plupart des intervenants étaient unanimes sur le fait qu’il était que la communauté marocaine s’unisse en vue d’affronter les défis auxquels elle fait face.
Il a également été décidé d’organiser une conférence en novembre prochain, au cours de laquelle l’on discutera des moyens d’unifier la communauté marocaine en Hollande dans un cadre représentatif de ses intérêts et de qui serait son porte parole officiel.
08 juin 2008
05 juin 2008
Programma conferentie Plateforme Intercontinentale des MRE 07 juni 2008
18.00 uur Ontvangst en inschrijving
18.30 – 18.32 uur Opening door Chaïb Lajlufi, dagvoorzitter.
18. 32 – 18.35 uur Koran recitatie door Imam Moustapha Ben El Moudden.
18.35 Welkomstwoord door Jamal Ryane voorzitter Plateforme des MRE en Yahia Bouyafa bestuurslid Nederlands Moslims Raad.
18.45 – 19.00 uur Inleiding I: De Marokkanen in Nederland en de politiek door Prof. Dr. David Pinto (grondlegger van het Inter- Cultureel Instituut.
19.00 – 19.15 uur Inleiding II: De positie van de Marokkaanse vrouw in Nederland door Fatima Taihan (fractie Pal Groenlinks gemeenteraad Leeuwarden).
19.15 – 19.30 uur Inleiding III: De religie en de rol van de moskeeën in de participatie van de Marokkaanse gemeenschap in Nederland door drs. Anas Bendrif (Islamoloog).
19.30 – 19.45 uur Inleiding VI: De media en de participatie van de Marokkanen in Nederland door Ed Klute (directeur Mira Media)
19.45 – 20.00 uur Pauze
20.00 – 21.00 uur Discussie tussen de panelleden en de zaal
21.00 – 21. 15 uur Conclusies en afronding
21.15 uur Diner + Cabaretier
21 mai 2008
19 mai 2008
M. NADRANI EMIR VAN DE RIF - BEN ABDELKRIM
18 mai 2008
Des MRE des Pays-bas « investissent » le Maroc

Depuis 11 ans, IntEnt (International Entrepreneurship), une fondation néerlandaise qui soutient des jeunes entrepreneurs souhaitant investir au Maroc a développé une méthodologie pour sélectionner, former, préparer et soutenir les entrepreneurs migrants. Un programme complet accompagne les futurs chefs d’entreprise dans leurs démarches et il s’adresse en priorité aux hommes / femmes qui envisagent de créer leur propre entreprise sur le sol marocain.
Pour mieux marquer son empreinte et son engagement envers le public désireux de créer une entreprise, IntEnt a choisi la date symbolique du 10 août, journée nationale des MRE, pour annoncer la localisation de son premier bureau à l’étranger et la naissance de IntEnt Maroc. « Nous souhaitons renforcer les liens avec les principaux pays européens de manière à encourager et faciliter les démarches des futurs entrepreneurs. Depuis sa création, IntEnt Maroc a conclu des partenariats avec beaucoup d’associations et organismes européens. Ce bureau de Casablanca permet de faire la liaison et d’accueillir les missions startup néerlandaises. Il coordonne, reçoit et accompagne la nouvelle vision pour l’année 2008 », indique Asmae Idrissy, directrice à IntEnt Maroc.
Ainsi, et pour la seconde saison consécutive, la fondation IntEnt a organisé un casting pour détecter, identifier et lister les porteurs de projets économiques, version 2008. Le 28 mars dernier, IntEnt, financé par le ministère de la Coopération Internationale des Pays-bas, la commission européenne et des ONG, avait assuré des formations techniques aux Pays-bas, puis au Maroc, aux entrepreneurs néerlandais d’origine marocaine à developper leur projet de création d’entreprise au Royaume. « Les cessions de préparation ont débuté aux Pays-Bas par un workshop dans le but d’initier les candidats au business marocain.
Ensuite, ils ont développé un plan d’affaires assistés d’un conseiller en affaires néerlandais. Parallèlement, ils ont mis sur pied un projet pour leur étude de marché afin de bien diagnostiquer l’environnement. Et enfin, le déplacement au Maroc avec comme objectif de leur permettre d’approfondir, compléter leurs connaissances et apprendre à connaître le pays », précise Asmae Idrissy. Après avoir été introduits dans les entreprises partenaires et le soutien de bureaux d’études, les candidats à la création d’entreprise ont réalisé des études de marchés individuels. « Cet exercice a permis à chacun de franchir un palier. En effet, individuellement, chacun s’est retrouvé face à son propre projet de vie » dit-elle.
En fin de visite, un bilan sera établi. Il permettra de positionner le travail et de mesurer concrètement les avancées, les carences et les lacunes afin d’évaluer les moyens à mettre en œuvre pour assurer le succès de leur entreprise. « Le programme IntEnt est voué à dépasser les premiers obstacles rencontrés dans le business au Maroc au travers d’une démarche pragmatique. En outre, ce projet permet d’apporter un regard neutre sur le Maroc, les candidats ont une autre vision du pays d’origine de leurs parents. L’opportunité d’être en groupe, c’est l’occasion rêvée pour se faire une idée plus précise sur le pays », conclut la Dg de IntEnt.
Témoignage d’un candidat de la Startup 2007
Parmi les projets sélectionnés en 2007, nombre d’entre eux ont pu aboutir avec succès. Ilhame Lamrani, 22 ans, a suivi des études dans le domaine du tourisme. Elle a créée une entreprise dédiée au prêt-à-porter traditionnel. « J’ai toujours été fascinée par la Maroc. Quand j’ai compris qu’il y avait des opportunités d’affaires, j’ai pris mon courage à deux mains pour m’y installer. Certes, j’ai rencontré de nombreuses difficultés, mais cela ne m’a pas empêché de poursuivre mes efforts. Lorsqu’on est bien préparé, on est plus fort pour surmonter les obstacles. Il faut avoir la capacité d’improviser pour trouver des solutions », dit-elle. Sur l’avenir, Ilhame Lamrani déclare que « si seulement je pouvais prédire l’avenir. Mais comme le dit le proverbe marocain, ‘pense positivement et tu trouveras’ ».
Source : La Nouvelle Tribune - Rachid Hallaouy
12 mai 2008
De Marokkanen in Nederland: Tijd voor aandacht
UITNODIGING
C O N F E R E N T I E
De Marokkanen in Nederland: Tijd voor aandacht
Zaterdag 07 juni 2008
Er heerst steeds onbalans binnen de Marokkaanse gemeenschap in Nederland, men is zeer bezorgd over de positie en de situatie van de Marokkanen in Nederland.
Hoe komt dat?
Komt dat door dat de media keer op keer ons zwart schildert, de houding van het Nederlands politici en of door het gebrek aan leiderschap.
Met een open discussie/ debat willen wij samen met U proberen antwoorden te geven op deze vragen.
Derhalve organiseert Plateforme Intercontinentale des MRE een conferentie met als motto:
Tijd voor aandacht
Thema’s die aan bod komen zijn:
Positie van de Marokkanen in Nederland
De politici c.q. de politiek en de Marokkanen
De media en de Marokkanen
De Moskeeën
Op weg naar de eenheid binnen de Marokkaanse gemeenschap
De conferentie zal gehouden worden in het van der Valk hotel (hotel Haarlem Zuid) http://www.hotelhaarlemzuid.nl/ te Haarlem op 07 juni 2008, U wordt hiervoor van harte uitgenodigd.
Inloop vanaf 18.00 uur Aanvang 18.30 uur Einde 22.00 uur
Wij zien U graag op zaterdag 07 juni 2008
Uiteraard is er na afloop van de discussie de gelegenheid om onder het genot van een drankje en hapje uitgebreid informeel na te praten.
A A N M E L D I N G
U kunt zich voor de conferentie aanmelden door het bijgevoegde aanmeldingsformulier volledige en met blokletters in te vullen. Uw deelname aan de conferentie is kosteloos.
Zodra wij van U het aanmeldingsformulier van u retour ontvangen krijgt u van ons een brief waarin we uw aanmelding bevestigen. Ook sturen we daarbij een routebeschrijving.
Aanmeldingsformulier
(s.v.p. een formulier per deelnemer gebruiken)
Ja, ik kom naar de conferentie Tijd voor aandacht op 07 juni 2008 in Hotel Haarlem Zuid te Haarlem.
Naam van de organisatie (indien van toepassing):
.......................................................................................................
Naam en voornaam:…………………….........................................(m/v)
Adres:...........................................................................................
Postcode en plaats:....................................................................
Telefoon:…………........................................................................
E-mail:………………………………………………………………………
Dit antwoordformulier kunt U tot uiterlijk 1 juni 2008 Terugsturen naar het volgende adres:
Plateforme MRE
Postbus 4327
2003 EH HAARLEM
En/ of mailen naar: plateforme.mre@gmail.com
Let op!
S.v.p. invullen en versturen vóór 1 juni 2008
08 mai 2008
Conférence
Au sein des MRE de Hollande règne un état de turbulence et de dispersion. Leur réputation dans les divers mass-média ne présage rien de bon. Tout le monde s'interroge quant à la direction à prendre.
Et comment en est-on arrivé là?
Est-ce les mass-média qui sont responsables de la situation dégradée dans laquelle vit cette Communauté?
Où est-ce les politiciens qui exploitent la situation en vue de réaliser des acquis électoraux?
Où doit-on imputer cela à l'inexistence d'organisation à l'intérieur des rangs de cette Communauté?
Et donc, dans une tentative de recherche de réponse à cette question et à d'autres également, que la Plateforme intercontinentale des MRE organise une conférence sous le thème:
Les Marocains de Hollande: Un instant pour passer les choses en revue et y mettre de l'ordre
Au cours de cette conférence, on va aborder les sujets suivants:
* la situation socio-économique des MRE de Hollande
* l'image du citoyen marocain dans les mass-média hollandais
* les voies pour unifier les rangs des MRE
En vue d'enrichir le débat ainsi que pour échanger les idées et les propositions;
Nous, Plateforme intercontinentale des MRE, avons invité toutes les organisations de la société civile, les observateurs, les politiciens, et la presse à venir à participer à cette conférence.
Lieu de la conférence :
Haarlem-Hotel Haarlem Zuid (www.hotelhaarlemzuid.nl)
Date: 7 Juin 2008.
Du 18.00 heures a’ 22.00 heures
Pour les gens qui veulent participer, il faut le confirmer avant le 1 juin 2008 a’ travers :
plateforme.mre@gmail.com
ندوة 7 يونيه
تسود الجالية المغربية في هولندا حالة من الاضطراب والتشتت. وسمعتها في وسائل الإعلام بكل أنواعها لا تبعث على الارتياح. والجميع يتساءل حول الاتجاه الذي تسير فيه.فكيف وصلنا إلى هذه الحالة؟
هل الإعلام هو المسؤول عن الوضعية السيئة التي تعيشها الجالية المغربية؟
أم السياسيون الذين يستغلون الوضع من أجل تحقيق مكاسب انتخابية؟
هل يمكن رد كل هذا إلى انعدام التنظيم داخل صفوف الجالية؟
وفي محاولة للبحث عن أجابات حول كل هذه الأسئلة وغيرها
تنظم أرضية ما بين القارات للمغاربة المقيمين بالخارج ندوة تحت شعار
المغاربة في هولندا: لحظة من أجل المراجعة والترتيب
خلال هذه الندوة سيتم تناول المواضيع التالية
· صورة المواطن المغربي داخل الإعلام الهولندي
· سبل توحيد صف الجالية المغربية
ومن أجل إثراء النقاش وتبادل الأفكار والاقتراحات فإننا في أرضية ما بين القارات للمغاربة المقيمين بالخارج نهيب بمنظمات المجتمع المدني والمهتمين والسياسيين والإعلاميين للمشاركة في الندوة
بعد نهاية الندوة هناك فسحة لتناول وجبة العشاء
المشاركة مجانية
مكان الندوة
التاريخ: 7 يونيو 2008
الوقت: ابتداء من الساعة 18.00 إلى غاية الساعة 22.00
للمزيد من المعلومات يرجى الاتصال بالسيد قاسم أشهبون، هاتف
للراغبين في المشاركة في الندوة يرجى تأكيد ذلك عبر البريد الإلكتروني قبل 1 يونيه 2008
01 mai 2008
30 avril 2008
23 avril 2008
Réforme de la compensation, les riches doivent-ils payer plus d’impôts ?

Tout le monde (ou presque) convient qu’il faut corriger le système de compensation tel qu’il fonctionne aujourd’hui, en raison notamment des énormes déperditions de ressources qu’il génère ; ces ressources n’atteignant que faiblement les populations auxquelles elles sont destinées. Tout le problème est cependant de savoir comment décliner cette correction (ou cette réforme) ! C’est l’objet des consultations en cours, mais, depuis longtemps déjà, un mot revient comme un leitmotiv : le ciblage.
Pour un usage efficace de la subvention, explique-t-on ici et là, il faudrait parvenir à en réduire le montant, de plus en plus élevé, tout en améliorant substantiellement les revenus des plus faibles. Ainsi présenté, l’objectif recherché ne souffre aucune contestation possible.
Récemment encore, des experts de la Banque mondiale ont présenté à Rabat les expériences de ciblage mises en place par l’Indonésie et le Mexique.
Le problème est que si, dans l’absolu, le ciblage de la subvention paraît à la fois une démarche équitable et efficace, sa mise en œuvre ne va pas de soi. La preuve, on en parle depuis une quinzaine d’années, mais on ne fait qu’en parler ! C’est que, dans la pratique, les difficultés sont nombreuses pour asseoir une telle réforme : comment définir les pauvres ? et à supposer que ceux-ci soient correctement identifiés, comment s’assurer que la subvention (ou l’aide monétaire directe) leur parvienne ? quels mécanismes de contrôle, et éventuellement de recours, mettre en place ? comment savoir si les pauvres sont toujours pauvres, ou ne le sont plus ? comment savoir si ceux qui étaient à la frontière de la pauvreté n’y ont pas basculé entre-temps ? Autant de questions auxquelles il n’est pas aisé de répondre !
Les pauvres mais aussi les vulnérables
Curieusement, aucune alternative au ciblage de la subvention n’a été présentée. Il existe pourtant un moyen d’obtenir à peu près le même résultat que celui attendu du ciblage de la subvention : le ciblage de l’impôt. Puisque l’on considère, à juste titre, que les riches profitent des subventions plus que les pauvres, il suffirait alors de demander à ces riches de restituer la subvention par l’impôt. Il ne faudrait pas y voir un impôt sur la fortune, comme cela se pratique dans certains pays, mais une simple restitution de la subvention, moyennant une imposition adéquate.
C’est que, dans les conditions actuelles, marquées par un renchérissement des prix des matières premières, le ciblage de la subvention au profit d’un nombre limité de bénéficiaires risque de déboucher sur des mécontentements en série au sein des couches vulnérables, celles qui ne font pas encore partie des 14 % de pauvres mais qui risquent de le devenir. Autrement dit, si l’Etat sait ce que lui coûtent les subventions, sait-il ce que risque de lui coûter la réforme ? Le contexte ne paraît pas particulièrement favorable ; la réforme aurait dû sans doute être menée au moment où les prix n’avaient encore atteint les niveaux d’aujourd’hui.
Mais comment récupérer la subvention, indûment consommée par les riches ? « En taxant plus fortement les revenus qui dépassent un certain seuil », suggère un syndicaliste. L’Union marocaine du travail (UMT) ne cache d’ailleurs pas qu’elle est favorable à la création d’une tranche de l’impôt sur le revenu (IR) qu’il faudrait taxer à 50 ou 60 % par exemple. « Est-il équitable que celui qui touche 500.000 DH par mois, ou 300.000 DH ou même 100.000 DH soit imposé au même niveau [42 %, NDLR] que celui qui perçoit 5000 DH par mois ? », s’interroge Miloudi Moukhariq, secrétaire national de l’UMT, qui considère par ailleurs qu’un salaire de 5000 DH par mois, dans les conditions d’aujourd’hui, ne permet même pas à son bénéficiaire de se réclamer de la classe moyenne.
Quid de l’exonération agricole ?
Du coup, la refonte de l’IR est présentée par beaucoup comme un des moyens qui permettraient d’introduire plus d’équité et d’efficacité dans le système fiscal. Outre le fait que les bas salaires sont fortement imposés et que les plus élevés le sont moins, l’impôt sur le revenu a perdu de sa signification même, puisqu’il se résume pour l’essentiel à un impôt sur les salaires. Alors qu’en théorie, son assiette est composée de cinq catégories de revenus (les revenus salariaux, professionnels, agricoles, fonciers et de capitaux mobiliers), dans la pratique, une seule, celle des revenus salariaux, assure plus des trois quarts des recettes de l’IR.
Dans une étude fouillée sur la fiscalité marocaine, intitulée Evaluation d’un système fiscal controversé, et publiée dans le dernier numéro de la revue Economia, Najib Akesbi, économiste et fiscaliste, note que « (...) des données relatives à la structure des recettes de l’IR par catégories de revenus sur cinq ans (2000-2004) permettent de constater qu’en moyenne les seuls revenus salariaux sont à l’origine de 76,2 % des recettes en question ». Et la situation n’a pas changé depuis. Il y a trois mois, lors d’une rencontre-débat organisée par La Vie éco avec le directeur général des impôts, Nouredine Bensouda, celui-ci avait interpellé les professions libérales, en citant expressément les médecins, sur la faiblesse de leur contribution (et c’est un euphémisme) aux recettes fiscales.
Mais il n’y a pas que les professions libérales, il y a aussi l’agriculture, celle-là officiellement exonérée jusqu’en 2010, alors que beaucoup s’interrogent sur l’opportunité d’une telle exonération, du moins pour les gros exploitants. D’après l’étude de Najib Akesbi, les revenus professionnels ne rapportent que 10,9% des recettes de l’IR, et les revenus et profits fonciers et financiers respectivement 5,4% et 7,5%. Autant dire que l’impôt sur le revenu devrait plutôt s’appeler impôt sur les salaires !
Le même constat est établi à propos de l’impôt sur les sociétés (l’IS). Il est de notoriété publique que cet impôt repose en fait sur une minorité d’entreprises. Sur les 80 000 sociétés soumises à l’IS, analyse Najib Akesbi, 77 assurent à elles seules 44% des recettes de cet impôt ! Et « une centaine tout au plus fournissent entre la moitié et les deux tiers des recettes de l’IS », précise-t-il. Bien « normal » lorsqu’on apprend que sur les 65 518 (sur un total de 80 000 soumises à l’IS) entreprises qui ont déposé une déclaration de résultat en 2004, 41 587 (soit 63,4%) ont déclaré des résultats nuls ou déficitaires.
La baisse de l’IS contestée
Tout cela montre bien qu’il y a une marge à exploiter, mais comment ? « Il faut que tout le monde paie, mais en fonction de la capacité contributive de chacun ; et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Pourquoi avoir baissé l’IS pour le secteur financier qui gagne beaucoup d’argent ? On aurait pu octroyer cette baisse aux seules petites et moyennes entreprises et, ainsi, on aurait du même coup contribué à faire entrer beaucoup d’entre elles dans le secteur organisé, et c’est autant de recettes supplémentaires », s’énerve un militant d’un parti politique.
En tout cas, ils sont nombreux dans les milieux syndical, politique et universitaire à considérer que l’impôt pourrait être opportunément utilisé par les pouvoirs publics pour « prendre et donner là où il faut ». Et l’Etat serait d’autant plus fondé à imposer un peu plus les riches que ceux-ci profitent non seulement de la subvention des produits de base mais aussi des taux préférentiels, voire des exonérations de TVA appliqués à certains produits et services. Najib Akesbi fait partie de ceux qui, depuis longtemps, ne cessent de dénoncer « l’asymétrie analytique » qui consiste à trop s’inquiéter du caractère aveugle de la subvention et ne rien dire sur le caractère tout aussi aveugle de la fiscalité indirecte.
Au Maroc, à l’instar des pays en développement ou en transition, la demande d’Etat, d’un mieux Etat s’entend, est fortement présente. Les seules lois du marché, de l’offre et de la demande, ne fonctionnent pas partout et de la même manière. Ne serait-ce que parce que, au Maroc, le marché, justement, « manque de transparence » et la concurrence y est « limitée ».
Mais l’Etat, pour intervenir, a besoin de ressources ; et celles-ci ne peuvent provenir, dans les conditions qui sont celles du Maroc, que de la fiscalité. Alors, faut-il que les riches paient un plus ?
Source : La vie éco - Salah Agueniou
02 avril 2008
01 avril 2008
31 mars 2008
Pourquoi dit-on que le chiffre 13 porte malheur ?

En France, la superstition liée au vendredi 13 vient également du vendredi 13 octobre 1307. Ce jour-là, tous les templiers de France sont arrêtés, sur ordre de Philippe le Bel. D’après la légende, le grand maître Jacques de Molay aurait proféré sur le bucher : "vous serez tous maudits, jusqu’à la treizième génération". Une succession de malheurs s’abattit ensuite sur la famille royale.Cette histoire fut popularisée par Maurice Druon dans son roman "Les Rois maudits".
De nos jours, cette superstition est encore très présente. Ainsi, dans les avions, il n’y a pas de rangée 13. Souvent, dans les ascenseurs il n’y a pas de treizième étage, et dans les hôtels il n’y a pas de chambre numéro 13. De même, certaines rues n’ont pas de numéro treize.
15 mars 2008
Le rapport du PNUD sur le développement humain, pas très flatteur pour le Maroc
Espérance de vie à la naissance (2005) : 70,4 [années]
Taux d’alphabétisation des adultes (1995-2005) : 52,3 [% population de + de 15 ans]
Taux de scolarisation combiné (prim., sec. et supérieur) (2005) : 58,5 %
PIB par habitant (2005) : 4 555 USD (PPA)
Le Maroc affiche des résultats médiocres au niveau de toutes les composantes de "l’indice de développement humain". Mais ce qui lui fait le plus défaut, ce sont les indicateurs de l’éducation et l’enseignement. Fin 2005, le taux d’alphabétisation des adultes était de 52 % et le niveau de scolarisation combiné (primaire, secondaire,universitaire) de 58 %. Notre pays fait moins bien que l’Ouganda, le Kenya ou même Madagascar.
Au vu de ces résultats, il y a lieu de se poser des questions sur l’efficacité des stratégies de développement social, s’il y en a. Depuis 2005, tous les "projets", aussi petits qu’ils soient, initiés aux quatre coins du Maroc sont intégrés dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Mais rien de cela n’a permis l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies, du moins au terme de cette même année. Il faut attendre le rapport sur le développement humain de l’année prochaine pour mesurer l’impact de cette initiative en 2006 et 2007. En tout cas, les premières enquêtes révèlent des dysfonctionnements qui plombent l’aboutissement de cette initiative.
Plusieurs opérateurs du secteur de l’enseignement révèlent une aggravation des déficits en infrastructures et en ressources humaines ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement, notamment dans le monde rural. Même le roi a signalé cette insuffisance dans son dernier discours du trône. Compte tenu de ces éléments, le score du Maroc ne risque pas de s’améliorer dans le prochain rapport.
En classant le Maroc parmi les mauvais élèves en termes de développement humain, les experts du PNUD ont sûrement dû remarquer les inégalités flagrantes entre riches et pauvres. Cinquante ans après l’Indépendance, les signes de pauvreté et de précarité sont toujours aussi saillants dès que l’on quitte le centre des grandes villes marocaines. Pourtant, les organismes internationaux ne cessent de ressasser cette remarque, qui n’a pas besoin d’expertise pour être signalée.
Pendant que le Maroc recule, ses concurrents directs progressent à grands pas. Le Gabon, qui était classé juste devant nous il y a deux ans, s’est hissé à la 119e place. Dans le monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Toujours pas de quoi pavoiser.
Par ailleurs, L’Islande et la Norvège arrivent en tête du classement du PNUD. Ce qui confirme la réputation des pays scandinaves en termes de qualité de vie. Loin derrière, on retrouve la France, classée 10e, et les Etats-Unis, à la 12e place. Les vingt derniers du classement sont tous issus de l’Afrique subsaharienne.
Qu’est-ce que l’Indice de développement humain (IDH) ?
Lancé avec le premier RMDH en 1990, l’Indice de développement humain évalue le niveau de développement humain sur la base de l’espérance de vie, du taux d’alphabétisme des adultes et du taux de scolarisation à l’école au primaire, au secondaire et au troisième cycle, ainsi qu’en fonction du revenu réel corrigé, les données les plus récentes des partenaires des Nations Unies et d’autres sources officielles étant utilisées.
Les résultats 2007 : l’IDH a augmenté dans la plupart des pays
Les pays sont classés en trois catégories de pays : développement humain élevé, développement humain moyen et faible développement humain.
Vingt-deux pays, tous d’Afrique subsaharienne, entrent dans la catégorie « faible développement humain ». Dans dix de ces pays, deux enfants sur cinq n’atteindront pas l’âge de 40 ans ; dans le cas de la Zambie ce chiffre passe à un enfant sur deux. A contrario, parmi les 20 premiers pays du classement, il n’y a qu’au Danemark et aux États-Unis que moins de 9 enfants sur 10 atteindront l’âge de 60 ans. Dans la plupart des pays, y compris en Chine, en Inde et au Brésil, l’IDH a augmenté ces 30 dernières années, mais certains pays ont reculé dans le classement.
Les dix derniers pays
Liste complète du classement des 177 pays
Développement accru, augmentation des émissions de CO2 Le RMDH de cette année, qui se concentre sur les effets du changement climatique sur les populations pauvres et vulnérables du monde, met en exergue le fait que l’énergie joue un rôle dans le développement humain comme en atteste le niveau record d’émissions de CO2.
Selon le Rapport, les 20 pays en tête de l’IDH ont émis plus de CO2 en 2004 que tous les pays à développement humain faible ou moyen réunis, la Chine et l’Inde étant les plus gros émetteurs de CO2 des pays en développement. Ils ont toutefois émis moins à eux deux en 2004 que les 32 premiers pays du classement IDH exception faite des États-Unis. En 2004, les États-Unis ont émis presque autant que la Chine et l’Inde réunis.



















